Exposition : Fleurs de printemps





Le Musée de la Ville de Tunis (Palais Kheïreddine) est transformé en un vrai berceau de romantisme, d’amour et de beauté grâce à une exposition grandiose dédiée à Sakura, la fleur des fleurs au pays du Soleil Levant… Des nues rosées, des rubans en soie en rose aussi décorés par des petits fleurs de la même couleur, des pétales éparpillés sur le tapis rouge étalé devant ce somptueux palais. Tout fait rêver des jours japonais, d’une vie bercée par les chants du printemps. «De la poésie avant toute chose» telle semble la devise de l’exposition au Palais Kheïreddine. Une exposition, qui sera clôturée demain, très brève comme la durée de vie de Sakura, la fleur de cerisier. C’est à cette fleur qui marque le printemps nippon que les visiteurs du Palais Kheïreddine doivent cette ambiance très émotionnelle, ce voyage délicieux et fragrant. Guidés par ses parfums suaves, les visiteurs du musée ne peuvent que tomber sous le charme de ces 176 œuvres représentant les différentes écoles et les divers courants artistiques japonais. La peinture japonaise, la peinture occidentale, la calligraphie, la poésie, la photographie, la sculpture, le modelage et la calligraphie se sont «côtoyées» sur les cimaises du Palais Kheïreddine traduisant une belle image, au cœur du printemps. Des morceaux du printemps japonais ont été transportés à ce palais tunisien. Des artistes japonais défilent en kimono. De la bonne musique et surtout des œuvres de la haute qualité ont suffi pour enchanter le public. On admire «la noble silhouette» de Sueka Maeda, un tableau qui rend hommage à l’art floral japonais et à la grâce du Sakura ou ce tableau dessinant une beauté japonaise presque nue, sous les branches fleuries. Chaque artiste a choisi de raconter son histoire d’amour avec Sakura, à sa manière. Personne ne peut être indifférent face à une joliesse et un charme très naturels. Une balade très impressionnante à travers les Shodô (calligraphies), les Sumie (la peinture japonaise) et ces six photos qui tentent de saisir quelques moments de bonheur. «La jeune vie» de Yoshitada Ida, «Le paysage d’un vieux village» de Hideo Kobayashi, «Des fleurs de cerisier au beau jour du printemps» de Ryoichi Saiki, «Le motif du cœur» de Noriko Takaoka, «Défricher le terrain sauvage et herbeux» de Shigeru Mitsuoka et «Le printemps qui vient d’entrer au moment de sa splendeur» de Reiko Yoshizawa, des œuvres photographiques qui traduisent cette séduction irrésistible qu’exerce le printemps et en particulier Sakura sur les artistes japonais et même sur tous les Japonais qui considèrent cette fleur un symbole sacré de la beauté nipponne, mais aussi une composante essentielle de la philosophie japonaise de la vie. Devant ces fleurs, on ne peut qu’être enchanté. Un vrai rendez-vous avec la beauté. Et qui peut y résister! Même son Excellence, l’ambassadeur du Japon en Tunisie n’a pas pu cacher ses regards administrateurs et sa joie intense d'être entouré de ces fleurs. Nostalgique? Certainement. Mais la rencontre entre ces deux atmosphères japonaise et tunisienne ne peut pas passer sous le cap du «silence» artistique. Car une performance esthétique a réuni l’artiste tunisien Yasser Jaradi et cinq artistes japonais. C’est un autre spectacle à voir pour déceler le secret et les techniques des artistes du Pays du Soleil Levant. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com