C.A. – J.S. (1 – 1) : Partie de pousse-ballon !





Que dire d’une confrontation mettant aux prises deux formations aux ambitions diamétralement opposées, l’une, recevante, n’ayant rien à gagner encore rien à perdre, et une seconde visiteuse jouant la peur aux tripes afin de défendre sa survie? Ou plutôt qu’en reste-t-il finalement. A l’arrivée, nous avons eu droit à un mièvre football au grand dam du public qui a daigné effectuer le déplacement, notamment du côté des Jendoubiens venus en grand nombre soutenir leurs favoris. La réussite initiale des visiteurs les aurait manifestement perturbés, plutôt que de les libérer et leur permettre, à défaut de confectionner un bon football, du moins partir de l’avant et tenter de porter le coup de grâce à un adversaire un pas désorienté mais carrément désinvolte ! Les Jendoubiens ont commis l’erreur de continuer à jouer la prudence avec un surprenant 3-5-1-1. Ils ont pourtant eu l’opportunité de prendre l’initiative devant leurs vis-à-vis qui ont bien cafouillé tout au long de la première période, terminée à l’avantage des poulains de Moncef Chargui grâce à la réussite précoce de Sami Trabelsi (14’) consécutive à un coup franc magistralement botté par l’ex Hammam-Lifois Hichem Ben Khaled. Ce but a par ailleurs mis à nu le manque de complémentarité et d’entente de l’arrière-garde clubiste permettant au “petit” Trabelsi embusqué derrière Gharzoul de réussir son heading au nez et à la barbe de Mohamed Mkacher. Le gardien Boumnijel n’est pas exempt, non plus, de tout reproche, puisqu’il aurait dû anticiper et avorter l’action rageuse de l’attaquant des “Rossoneri”. Il était évident, en tout cas, que la formation clubiste était loin, très loin de la forme affichée depuis la reprise de la compétition et ponctuée par quelques bonnes prestations qui ont rendu le sourire à son entourage. Comme on le constatait dans notre préambule, dimanche, la formation de Bab Jedid pèche par un manque flagrant d’homogénéité et de cohésion. Essentiellement au niveau de la ligne médiane dont le relance n’est guère le point fort, d’autant que dimanche Lassaâd Ouertani manquait à l’appel, que Wissem Ben Yahia était loin de sa forme habituelle, que Sellami était dans ses petits souliers, tandis que Touré Keita, particulièrement le premier, n’ont fait que cafouiller, sinon se gêner mutuellement. Certes on a enregistré un léger mieux après la rentrée du stratège Achrab Khalfaoui et du virevoltant Moussa Pong qui a donné du fil à retordre à Muneiro N’daye et compagnie, mais les protégés de Bertrand Marchand ont paru hors sujet. Ils ont en effet abusé du jeu latéral (!!!), sans génie, sans relief et sans idée directive, au point que les pauvres attaquants, en l’occurrence Mohamed Haj Ali et Mohamed Amine Aouichaoui ont été le plus souvent acculés à revenir très loin en arrière chercher une balle “capricieuse”. Les deux hommes de pointe n’ont fait ainsi que s'époumoner en pure perte. Dommage d’ailleurs pour l’ex-jeune sociétaire arianais qui n’a eu droit qu’à un nombre très restreint de balles jouables pour pouvoir s’extérioriser et démontrer ses réels talents et son sens du but. Une des rares opportunités offertes au duo d’attaque a permis à Haj Ali d’égaliser d’une tête plongeante suite à un centre de l’excentré gauche Anis Amri (72’), une égalisation suivie immédiatement par l’expulsion d’Oussama Sellami pour avoir contesté les décisions de l’arbitre Makram Laggem ... Mansour AMARA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com