Don du sang et des organes : Les jeunes font preuve d’une grande noblesse





Un petit sens de l’altruisme pourrait suffire pour sauver toute une vie humaine. Nombre de personnes souffrent de certaines carences. Quelques gouttes de sang ou un généreux don d’organe peut redonner le sourire à un être qui vit dans la désespérance. Qu’en pensent les jeunes ? Sont-ils pour le don du sang et des organes ? Tunis — Le Quotidien La vie est tellement précieuse que si elle s’avère être menacée, le fait de s’y accrocher devient obsessionnel. Quelques gouttes de sang ou un organe peuvent dès lors redonner l’espoir et rouvrir les «portes» de la vie. Toujours est-il qu’il faut trouver les donneurs. Par ailleurs, le don du sang et d’organes est une initiative qui s’inscrit beaucoup plus dans un cadre moral. D’où, la grande interrogation sur les motivations de tout un chacun pourront constituer un donneur potentiel. Connues pour être plus sensibles, mais aussi de statures plus fragiles, les filles ne seraient probablement pas très tentées par le don. Or, leur sensibilité, feraient d’elles des donneuses. Sana, 27 ans, maîtrisarde, tient à inscrire le mot «donneur» sur sa carte d’identité. «Je pense qu’un tel acte relève de la noblesse de l’être humain. Plus qu’un acte de grandeur, ce geste est à mon sens, un devoir. Je suis totalement pour le fait de donner des organes. D’ailleurs, je crois que si tout être humain digne de ce nom réfléchit au bien qu’il peut faire en donnant l’un de ces organes, tout le monde passera à l’acte sans hésitation. En outre, ce qu’il faut se dire, c’est que la maladie, ça n’arrive pas qu’aux autres. Nous sommes tous sujets aux maladies. Et aujourd’hui, les chiffres des cancéreux par exemple ne cesse d’augmenter. Si l’on pense à agir de manière généreuse, nous trouverons l’aide qu’il faut si jamais par malheur, nous tombons malades. Cela dit, jusqu’à maintenant, je n’ai jamais eu la chance de faire don de mon sang. Malheureusement, j’ai toujours eu hypotension artérielle et cela me prive de faire don de mon sang», dit-elle. Jihène, 28 ans, maîtrisarde, a une santé plutôt fragile. Tout comme Sana, la jeune fille n’a pas pu faire un don du sang et cela la chagrine. «Je me dirige vers la banque du sang avec beaucoup d’enthousiasme. Je sais que c’est un acte qui ne coûte rien du tout. Le sang donné est très vite récupéré naturellement. Sauf que je souffre d’insuffisance artérielle. La chose qui pousse les agents de la santé à refuser mon don. Cela dit, si ma tension artérielle sera stable, je le ferai sans aucune hésitation. Je suis pour le don d’organes à condition que cela ne se répercute pas négativement sur mon état de santé. Je ne vois pas pourquoi je rechignerai à le faire si je suis en très bonne santé. Par ailleurs, j’inscrirai le mot «donneur» sur mes papiers d’identité. Au cas où il m’arrive malheur, j’aurais au moins la chance de rendre la vie et le sourire à d’autres personnes», dit-elle. Achref, 22 ans, étudiant, dit que l’idée le tente mais qu’il n’a pas trouvé le temps de le faire ! «Je reconnais ne pas avoir d’efforts spéciaux pour me rendre dans les banques du don du sang. J’étudie et j’habite à Hammam-El Chatt. Il n’y a pas de banque du sang à ma connaissance dans la banlieue-sud. Je sais par ailleurs, que cela ne justifie pas ma paresse à faire quelques kilomètres de plus. Cela dit, je compte le faire et je pense que c’est la moindre des choses. Nul n’est à l’abri des accidents et des maladies et quelques gouttes du sang peuvent sauver des vies. C’est une très noble cause et nous tous concernés. Toutefois, il m’est difficile d’admettre le don d’organe. Je ne crois pas que la décision puisse être facile à prendre. L’idée d’ouvrir un corps, vivant ou même mort pour prélever un organe et le greffer à un receveur me semble très difficile à admettre. Certes, c’est l’une des initiatives les plus nobles qu’ils soient, mais le passage à l’acte n’est pas aussi évident», dit-il. Montassar, 22 ans, étudiant, est pour l’idée de faire don de son sang. «Nous n’avons absolument rien à perdre. Je sais que le sang est naturellement récupéré, il suffit de manger et de boire quelque chose. Or, de l’autre côté, il y a des personnes souffrantes qui ont la vie menacée et qui n’attendent qu’une aide de la part de ceux qui jouissent d’une bonne santé. Je pense aussi que ceux qui proposent le don de leurs organes méritent des trophées. C’est un acte de bienfaisance optimale. Il faut être très noble pour agir de la sorte. Mais je reconnais que la décision n’est pas aussi facile à prendre. L’idée ne m’a pas encore effleuré l’esprit et je ne saurais pas dire si je suis capable de le faire ou non. Il se peut que face à une situation bien déterminée, je passerai à l’acte pour sauver une vie», dit-il. A.C.O.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com