Brève audience dans le procès de Saddam : Les juges abandonnés par leurs propres experts





Le Quotidien — Agences Le Haut tribunal pénal irakien a tenu hier la 20ème audience dans l'affaire de Doujaïl, la plus brève depuis le début du procès, le 19 octobre, du président déchu Saddam Husseïn. La séance, qui s'est tenue en l'absence des prévenus, était destinée à entendre des experts chargés d'authentifier des signatures du président déchu et quatre de ses coaccusés sur des documents relatifs à l'affaire de Doujaïl. Mais ces derniers ne se sont pas présentés, amenant le président du tribunal, le juge kurde Raouf Rachid Abdel Rahmane, à déclarer: "Nous avons décidé d'ajourner le procès au 17 avril pour donner le temps aux experts de terminer leur travail". Il a déploré l'absence de ces experts en s'adressant à un représentant de l'accusation. "Qui est responsable de cette absence ?", a-t-il demandé. L'un des procureurs a répondu avoir l'intention de les contacter immédiatement après la fin de l'audience. Le juge a rappelé que l'ancien président et son demi-frère avaient refusé de donner à la cour leurs signatures pour lui permettre de comparer avec celles apposées à des documents relatifs à l'affaire de Doujaïl. Les 5 et 6 avril, Saddam Husseïn et le chef du tribunal d'exception de l'époque, Awad al-Bandar, s'étaient employés à semer le doute sur les documents présentés contre eux. Saddam Husseïn avait qualifié de faux les documents d'identité présentés par le procureur selon qui des mineurs avaient été exécutés et avait récusé sa déposition devant les juges d'instruction. "Il y a des passages imprécis et plusieurs phrases ont été ajoutées", avait-il clamé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com