L’Ariana Le drame d’une Franco-algérienne «agressée perpétuellement» par ses nièces…





La Tunisie est, depuis la nuit des temps, une terre d’accueil. Ses bras sont toujours grand ouverts pour recevoir des sœurs et des frères originaires de tous les pays arabes. Les Algériens ont particulièrement mené des contacts très profonds avec notre pays. Tunis - Le Quotidien Plusieurs d’entre-eux sont nés et ont grandi sous nos cieux. Ils ont même fondé des familles et leurs arrière-petits-enfants contribuent aujourd’hui au progrès du pays. Malheureusement, ce constat positif cache parfois des drames dont les victimes sont des femmes et des hommes harcelés par les leurs à cause de banales histoires d’héritage. En témoigne le cas de Mme Zohra Chérifi... Mme Zohra Chérifi est née un certain 23 février 1939 à la rue Salem Jerbi située en plein centre ville de la capitale des roses: l’Ariana. Son père, d’origine algérienne, fait partie de la première vague d’immigrants algériens qui ont fui l’occupation française pour venir s’installer en Tunisie. Sous nos cieux, il a donné naissance à six enfants, trois filles et trois garçons dont Mme Zohra Chérifi qui, une fois mariée, s’est installée en France avec son mari et son fils. Il ne faut surtout pas imaginer que Mme Zohra a coupé le contact avec son pays natal, la Tunisie et encore moins avec son pays d’origine, l’Algérie. Bien au contraire, Mme Zohra était «à cheval» entre les deux pays en passant ses vacances ici et là. Il faut dire que le domicile familial, cette maison de la rue Salem Jerbi à l’Ariana, laissée par son père pour ses sœurs et ses frères, était un lieu de pèlerinage qu’elle visite deux à trois fois par an. Sa mère y vit et ses deux sœurs aussi. Ses trois frères se sont mariés et se sont installés dans leurs foyers respectifs. Donc, c’était son port d’attache où elle débarquait à chaque fois que le poids de l’éloignement commençait à peser lourd sur ses épaules. D’aucuns pensent ainsi que ce genre d’endroit est un lieu de repos par excellence. Pas tout à fait, puisque, rapidement, les querelles entre ses occupants, ont pris le dessus. Chacune des trois sœurs revendique, en effet, son droit d’être la principale propriétaire. La situation allait s’envenimer davantage après la mort de leur mère. Une mort que Mme Zohra n’hésite pas aujourd’hui à mettre à l’actif de ses deux sœurs et leurs filles, car à croire ses dires, ses deux frangines sont à l’origine de cette mort dont elle pense qu’elle est suspecte. Il va toutefois sans dire que les rapports de Mme Chérifi se sont dégradés particulièrement avec ses nièces qui ne ratent aucune occasion pour lui rendre la vie infernale. Leur objectif, selon, Mme Zohra, est de l’obliger à quitter la maison et à ne plus y mettre les pieds. Alors, elles usent de tous les moyens allant jusqu’à opter pour la violence et l’agression physique pour atteindre leur but. Déjà, les bagarres entre Mme Zohra et ses nièces ont fait l’objet de plusieurs plaintes. A chaque fois que Mme Zohra Chérifi est agressée, elle se présente au poste de police pour porter plainte. La dernière en date et qui constitua la la goutte qui a fait déborder le vase est une véritable correction qu’elle a reçue et qui lui a laissé des blessures très graves. Dernièrement et alors qu’elle était dans sa chambre, Mme Chérifi a reçu la visite de ses nièces qui lui ont infligé une «violente correction» ce qui a nécessité son admission dans les services d’urgence de l’hôpital de l’Ariana où les médecins lui ont prescrit un repos de 8 jours. Retrouvant ses esprits, Mme Chérifi est aujourd’hui au bord de l’effondrement et lance un appel aux autorités pour qu’on lui vienne en aide. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com