«Japan Night» : Des hauts et des bas…





Le Théâtre Municipal a abrité récemment une soirée japonaise dans le cadre du Festival des arts et des senteurs de la fleur de cerisier organisé par World Culture Art Co. Du côté japonais, le concert a tenu toutes ses promesses mais cela n’empêche qu’il y avait quelques fausses notes en ce qui concerne la prestation de Lotfi Boundka. Pour la première partie de la soirée placée sous le signe de la performance culturelle, le public a voyagé au cœur du Pays du Soleil levant grâce à un instrument musical traditionnel dit le Koto. Joué par deux musiciens chevronnés, habillés à la traditionnelle, ce Koto a plongé l'assistance dans la vie quotidienne nipponne dans ses facettes les plus simples et les plus pures. On se relaxe peu à peu grâce à Yokosuka Kokusai Koryu Hoggaku-Kai, morceau musical de Koto… On voyage encore plus loin avec ces chorégraphes japonais qui puisent dans le folklore du Pays du Soleil levant. Chidori-Kai, telle est l’appellation de cette danse folklorique qui rend hommage au Kimono, cette composante essentielle de la culture et de la civilisation japonaise. Au cœur de ce voyage délicieux et impressionnant, «l’humoriste» au plutôt le comédien Lotfi Boundka est venu pour nous faire tomber des nues surtout que la majorité de l’assistance est japonaise et cela veut dire qu’ils n’ont rien compris de «l’humour» de Boundka. Pour les Tunisiens et les étrangers qui ont choisi de meubler le samedi soir par des rythmes japonais, ils n’ont rien trouvé d’exceptionnel dans les sketches de Boundka. Ce dernier a fait la fausse note. De retour à la soirée avec la vedette japonaise Missa Johnouchi, le public a retrouvé son enthousiasme grâce au bon jeu du piano de cette musicienne chevronnée et de son accompagnateur Hideyo Takakuwa qui a excellé avec sa flûte de bambou. Quant au Quartet de la Troupe Nationale tunisienne, la prestation a été très fade du moins par rapport à ce qu’on connaît des talents de cette fondation musicale. Deux autres petites fausses notes: la première concernant l’animation musicale de l’exposition organisée au Palais Kheïreddine. Ceux qui ont visité ce palais, après le jour du vernissage ont été surpris de cette symphonie du silence. Pourquoi, alors les organisateurs n’ont pas pensé à mettre de la musique japoniase pour que ce «voyage» artistique sera, vraiment un rendez-vous avec l’enchantement? Et même projeter un documentaire qui retrace la relation particulière des Japonais avec le Sakura? La deuxième remarque concerne les CD vendus aussi au Palais Kheïreddine. Certains de nos collègues et de nos lecteurs nous ont informé que les CD achetés présentent des défauts. En attendant, la prochaine session, on espère que ces remarques ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd. I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com