La Résistance irakienne multiplie les attaques : Américains, Britanniques et forces de l’ordre dans le collimateur





Au moins 26 personnes principalement américaines, britanniques et de forces de l’ordre irakiennes ont péri dans de nouvelles attaques en Irak, où les leaders politiques tentent toujours de désamorcer la crise bloquant la formation d'un gouvernement d'union nationale. Le Quotidien-Agences L’armée américaine a annoncé le décès d'un GI dans une attaque hier, ce qui porte à 2.366 le nombre de militaires américains et personnel assimilé morts en Irak depuis l'invasion de mars 2003, selon un décompte basé sur des chiffres du Pentagone. Les Résistants ont aussi frappé à Bassorah où deux policiers Irakiens ont été tués et quatre soldats britanniques blessés dans une attaque suicide à la voiture piégée contre un convoi militaire britannique, selon un porte-parole militaire. Toujours à Bassorah, onze employés de la société de construction Al-Fayha dont trois ingénieurs et un comptable, ont été enlevés par des hommes armés puis tués, a annoncé la police. Leurs corps ont été retrouvés dans différents secteurs de la ville à majorité chiîte. Au nord de Bagdad, dans la région de Taji, huit policiers ont été tués, 10 blessés et plus de 20 sont portés disparus après une embuscade tendue par des Résistants et de violents heurts, selon une source de sécurité. Les policiers sont originaires de la ville sainte chiîte de Najaf (centre). Leur chef, le général Abbas Moadal, a affirmé qu'ils "devaient passer la nuit à Taji" mais que l'armée américaine avait refusé et assuré une escorte de six Humvee au convoi des policiers pris ensuite dans une embuscade. Ailleurs en Irak, cinq Irakiens ont été tués et six blessés dans des attaques, dont un attentat suicide contre un commissariat de Mossoul (nord). Ces morts s'ajoutent aux 25 personnes tuées jeudi, dont 15 dans une attaque antichiîte à Bagdad dont un frère du chef d'un parti sunnite. * Blocage L'insécurité persistante et la crainte que le pays ne bascule dans la guerre civile rendent pressante la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, réclamé tant en Irak que par la communauté internationale qui l'attendent depuis quatre mois. Des leaders chiîtes ont rencontré hier le président Jalal Talabani pour examiner les nominations à la tête de l'Etat irakien, y compris au poste de Premier ministre, selon une source politique. "Des représentants des composantes de l'Alliance unifiée irakienne ont recontré Talabani pour examiner les candidatures au poste de Premier ministre et aux autres postes à la tête de l'Etat", a déclaré Bassem Charif, porte-parole du parti Fadhila, membre de la coalition chiîte. La réunion interviendrait avant une réunion du Parlement convoquée pour le 17 avril afin de tenter de régler la question des nominations à la tête de l'Etat, dont celle du Premier ministre, qui a besoin d'une majorité simple au Parlement. Les autres nominations concernent le conseil présidentiel de trois membres et la présidence du Parlement également composée de trois membres.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com