«A la wahda wa noss» : Bonne comédie sur un pied et demi





Pour sa première présentation vendredi à la salle «Le Colisée», «A la wahda wa noss», la nouvelle pièce de Zouhaïr Raïs, a drainé une foule de fans du 4ème Art. Cette première présentation de «A la wahda wa noss», n’est pas passée inaperçue puisque la salle «Le Colisée» était pleine à craquer pour l’occasion. L’une des principales raisons de cet engouement réside dans le scénario et le sujet traité dans cette pièce. Dans «A la wahda wa noss», tout tourne autour de l’argent. «Cherif» et «Cherifa», pseudonymes de Jaleleddine Saâdi et Kaouthar Bardi, dans cette pièce, constituent un couple uni pour le meilleur et pour le pire. Après une longue traversée du désert, le couple décide de s’investir dans la musique. «Cherifa» devint, pour l’occasion, une danseuse, tandis que Cherif le mari son manager. Après une longue période de labeur, le couple réussit à remonter la pente et à faire face avec beaucoup de bonheur aux difficultés familiales. C’est donc l’âge du bonheur pour Cherif et Cherifa qui reçoivent des contrats d’animation à gogo. Du coup, Cherif devint le manager charmant et sollicité par les hommes d’affaires. Il est donc incontournable, pour les clients qui sollicitent les services de Cherifa, devenue du reste la «Star des cabarets» et la danseuse la plus adulée. Mais devant les nombreuses sollicitations, Cherif, le mari, finit par tomber dans le piège de l’argent. Il s’est lancé dans des opérations douteuses avec les clients de Cherifa qui ont finalement tourné au vinaigre. * Le malheur de l’argent «L’argent fait-il le bonheur ?», cette éternelle interrogation est soulevée à travers «A la wahda wa noss» où «Cherif» et «Cherifa» après avoir pu s’enrichir traversent d’autre part, une déchirure, au sein de leur couple. Pourtant ce couple a su faire contre mauvaise fortune bon cœur pendant sa longue traversée du désert. Mais les vrais problèmes ont surtout commencé lorsqu’un différend éclate autour du pourcentage que Cherif doit avoir sur les revenus de Cherifa. Et ce litige devint source de problèmes au quotidien, lesquels ont conduit au divorce. Disposant d’un carnet d’adresses bien fourni, chacun des membres du couple tente de poursuivre, de son côté sa carrière artistique, mais le succès n’était pas totalement au rendez-vous ni pour l’un ni pour l’autre. La particularité de «A la wahda wa noss» est qu’elle traite d’un sujet d’actualité dans le milieu artistique. Kaouthar Bardi et Jalaleddine Saâdi s’y présentent dans de nouveaux rôles d’artistes. En véritable danseuse et chorégraphe Kaouthar Bardi, a su reproduire avec habileté des gammes de la danse orientale. Du rôle de manager, au début de la pièce, Jalaleddine Saâdi est passé dans le dernier tableau au rôle de chorégraphe devenant même un concurrent acharné pour Kaouthar. Ce qu’on peut reprocher au scénariste de cette pièce, c’est de n’avoir pas bien clarifié le rôle de Jalaleddine Saâdi, surtout dans les derniers tableaux de la pièce. D’autre part, dans la description des situations, on aurait souhaité aussi voir l’introduction des adages et des dictons populaires — ne serait-ce que pour donner beaucoup plus d’authenticité à la pièce. Mais force est de reconnaître que «A la wahda wa noss» répond à un genre comique rare très sollicité par le public du quatrième art. Le décor simple : — six planches plantées sur scène, deux chaises, un tabouret orné de fils dorés et de guirlandes — donne à cette pièce d’une heure et demi un charme particulier. Le moins qu’on puisse dire est que «A la wahda wa noss» a démarré du bon pied et rien ne l’empêche d’enregistrer des succès auprès du public dans ses prochaines présentations, après le cycle qui prend fin aujourd’hui. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com