Des experts incriminent Saddam Hussein : La défense recuse l’expertise et met en cause l’impartialité du juge





La 21ème audience du procès de Saddam Hussein a vu hier des experts conclure à l'authenticité des signatures de l’ex-président irakien sur des documents l'impliquant dans l'affaire de Doujaïl. Une expertise rejetée par la défense qui accuse pour sa part le juge de partialité. Le Quotidien Agences L'audience du Haut tribunal pénal, qui a duré une heure environ, a commencé par une ferme mise au point du juge présidant aux débats, le Kurde Raouf Rachid Abdel Rahmane, rejetant une demande de récusation de la défense. Cette dernière met en cause sa partialité. "Je rejette totalement cette suggestion. Il n'y a de ma part aucun préjugé concernant les accusés et cette affaire sera jugée sur la base de preuves sans aucune influence étrangère", a-t-il affirmé. Le tribunal a ensuite écouté le rapport des experts qui ont affirmé que les signatures de Saddam Hussein et d'autres coaccusés sur des documents les impliquant dans l'affaire de Doujaïl,étaient authentiques. * Rejet Ces conclusions, concernant aussi certains de ses sept coaccusés, ont été rejetées par la défense, qui a demandé une expertise de spécialistes "neutres". "Nous contestons ce rapport sur le fond et sur la forme et nous réclamons des experts neutres et non pas des fonctionnaires liés au ministère de l'Intérieur", a déclaré Khalil al-Doulaïmi, avocat de Saddam. "Nous voulons des experts de pays étrangers, à l'exception de l'Iran et d'Israël, parce que ces pays sont hostiles aux Arabes", a-t-il ajouté. Le procureur général Haidar al-Moussaoui a reproché pour sa part aux experts de ne pas avoir examiné tous les documents qui leur avaient été soumis. Barzan al-Tikriti, demi-frère de Saddam Hussein, et chef des services de renseignement au moment des faits, a mis en doute les conclusions des experts, en soulignant qu'il était facile de falsifier sa signature. Il a accusé Moussaoui d'avoir divulgué sur Radio Sawa, financée par les Américains, le contenu du rapport avant sa présentation au tribunal, ce qu'a démenti l'intéressé avec force. Le juge Abdel Rahmane a ensuite renvoyé le procès à demain pour permettre aux experts de finir leur travail, à l'issue de l'audience à laquelle assistaient les huit accusés, qui plaident non coupables mais risquent la peine de mort.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com