Menacé de blocage institutionnel : Semaine capitale pour l’Italie





Le Quotidien-Agences Une semaine capitale s'ouvre aujourd’hui pour l'Italie dont la classe politique, déchirée par le refus de Silvio Berlusconi d'admettre sa défaite aux législatives des 9 et 10 avril, est cependant condamnée au dialogue pour ne pas bloquer le processus constitutionnel. Après le long week-end de Pâques, les vérifications des bulletins de vote contestés vont reprendre, avec l'espoir que la cour de Cassation puisse proclamer rapidement les résultats officiels et permettre enfin la préparation de l'entrée en fonction d'une nouvelle majorité. Mais le chef du gouvernement sortant, retiré depuis samedi dans sa luxueuse villa de Sardaigne, n'a pas renoncé à contester la victoire de la coalition de centre-gauche de Romano Prodi, donnée gagnante de justesse à la Chambre des députés et au Sénat. Ses proches, cités par les journaux italiens, assurent que Silvio Berlusconi croit encore pouvoir inverser les résultats en sa faveur, et aurait accueilli avec intérêt un nouveau point de contestation trouvé par son ancien ministre des Réformes, Roberto Calderoli. Romano Prodi, qui a passé les fêtes de Pâques dans sa maison de famille près de Bologne, affichait la plus parfaite sérénité, se laissant photographier en survêtement tout en assurant travailler déjà à son futur gouvernement. Mais dans le meilleur des cas, la route est encore longue avant que le chef de la coalition de centre-gauche s'installe au "Palazzo Chigi", le siège du président du conseil.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com