A l’Institut National des Sciences Appliquées de Tunis : Quand les ingénieurs informaticiens jouent le jeu des pirates…





Des centaines de “vers” et de ... “chevaux de Troie” élevés par les pirates du Net réussissent chaque minute à infecter des millions d’ordinateurs dans le monde. Il s’agit de cyber-guerre-universelle qui fait beaucoup de dégâts. Des jeunes ingénieurs informaticiens à l’INSAT mettent leur ingéniosité et leur savoir-faire à l’épreuve pour protéger les systèmes informatiques contre ces pièges ravageurs en se mettant ... dans la peau des hackers. Tunis - Le Quotidien Lors de la 5ème journée de “L’ingénieur et l’Entreprise” qui s’est déroulée hier à l’Institut National des Sciences Appliquées de Tunis “INSAT”, les étudiants en ingénierie dans diverses disciplines ont exposé plusieurs prototypes de projets de recherche sur lesquels il travaillent dans le cadre des ateliers d’application des cours théoriques de leurs études mais aussi au sein des clubs qui réunissent tous les après-midi, après les cours les jeunes porteurs d’idées. Ces futurs ingénieurs qui maîtrisent parfaitement les techniques du travail d’équipe n’ont rien à envier aux plus grands talents du monde de l’informatique. Au sein de l’INSAT, qui abrite plusieurs clubs, “Sécurinets” est un groupe dans lequel, le travail est motivé par une conviction que le futur ingénieur en informatique doit se préparer à une guerre universelle dans laquelle il jouera un rôle déterminant. La guerre en question est virtuelle mais dont les dégâts sont matérialisés par des millions de dollars de pertes, le jeune Mourad Maâlaoui, informaticien et membre actif dans le club “Sécurinets” à l’INSAT fait partie d’un groupe de futurs ingénieurs en sécurité informatique. Les 20 membres actifs de ce club s’amusent à joindre l’utile à l’agréable en jouant le rôle de pirates informatiques. “Les grandes entreprises et sociétés nationales qui investissent des millions de dinars dans l’installation de plates formes et de réseaux informatiques doivent se rendre compte un jour qu’ils ont besoin d’un ingénieur en sécurité informatique qui maîtrise parfaitement les outils employés par les pirates”, indique le jeune informaticien. “Il faut acquérir les techniques d’un vrai stratège de piratage pour être capable d’anticiper les attaques des hackers”, ajoute-t-il. * De bons hackers ... de mauvais hackers ! Derrière les murs du gigantesque bâtiment de l’INSAT qui s’étale sur une superficie de plusieurs hectares à proximité de la cité des sports d’El Menzah, il y a un autre jeu qui s’y déroule et qui n’a pas de fin. Au sein du club “Sécurinets”, les jeunes informaticiens spécialisés dans la sécurité informatique mènent leur propre bataille contre les pirates. C’est la technique qu’ils adoptent qui fait la différence puisqu’ils ont mis au point une stratégie de défense basée sur ... l’attaque. La procédure est simple”, explique Ahmed Amine Ben Sayah, lui aussi informaticien membre du club. “Il suffit de mettre la casquette d’un pirate informatique et acquérir ses manières de réfléchir pour être enfin, capable de trouver la solution technique pour n’importe qu’elle intrusion”. Le jeune informaticien se déclare lui et ses camarades du club comme étant des “chapeaux blancs”, ou “white-hats” qui représentent une catégorie de hackers dont le but est d’aider à l’avancée et à l’amélioration des technologies informatiques des entreprises pour qu’elles puissent résister aux attaques des pirates. Une grande banque de la place a subi, il y a quelques années, d’énormes pertes suite à une attaque de son réseau informatique par une opération de piratage. Si cette compagnie avait pensé en amont à recruter un ingénieur informatique “chapeau-blanc”, elle aurait pu éviter la catastrophe”, affirme le jeune informaticien. Hassen GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com