Exposition : Au cœur du panorama pictural





A l’instar des autres espaces culturels du Grand Tunis, le Palais Kheireddine, accueille depuis le 17 février l’exposition de l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens. Une centaine d’œuvres des plus illustres, concoctées par les artistes plasticiens tunisiens y sont proposées aux férus de la peinture et des arts plastiques. Comme à l’accoutumée, le Palais Kheireddine qui accueille les œuvres-mères des illustres peintres et artistes plasticiens n’a pas failli à sa tradition annuelle. Une centaine d’artistes plasticiens, toutes sensibilités picturales confondues s’y sont donné rendez-vous à l’occasion de l’exposition annuelle de l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens. Issues de tous les genres picturaux, les œuvres exposées dans ce prestigieux espace font voyager dans le panorama artistique et les techniques les plus anciennes et les plus actuelles utilisées par les artistes se réclamant de telle ou telle école. Une simple ballade dans cet espace permet de découvrir les multiples facettes et la richesse des sujets traités par les artistes-peintres. Certains des thèmes traités relèvent de l’abstraction et du subtile, d’autres, par contre, sont le simple reflet de la sensibilité des artistes, de leur état d’âme. Les sujets en rapport avec l’authenticité, le patrimoine et le nostalgique ont attisé la sensibilité artistique de nombre de ces artistes qui, à travers leurs œuvres, se sont évertués à restituer quelques éléments saillants de l’Histoire et du passé arabo-islamique. “Site historique”, un tableau de Mokhtar Hnen, du genre grand format, “Archéologie” de Habib Blel, “Mère et fils dans la Medina” d’Olivier Dervoloy, “Ibn Khaldoun, souvenirs et nostalgie” de Mannoubi Bousandel sont, entre autres, quelques unes des œuvres qui témoignent en effet de l’attachement des artistes plasticiens au patrimoine arabo-musulman qui constitue l’une des principales sources d'inspiration. * Couleurs et liberté “Des goûts et des couleurs, on n’en discute pas”. Cette assertion de l’esthète Marcel Dufrenne est aussi très appropriée pour décrire la démocratie picturale et, surtout, les techniques adoptées par chacun des artistes exposants. Le choix des couleurs et leurs combinaisons par les artistes témoignent, en effet, de la démarche chère à chaque peintre, laquelle vise à mettre en œuvre, la splendeur de l’œuvre exposée. Tantôt certains artistes ont recours à une combinaison libre des couleurs, comme c’est le cas de Renata Dlimi, dans son œuvre “Sans titre”, tantôt on observe une opposition radicale entre celle-ci, comme on en voit dans “Nostalgie” de Amel Kaâfar. Force est de reconnaître que dans chaque œuvre, les couleurs expriment chacune un état d’âme. Les couleurs chaudes sont les plus répandues à travers une bonne partie des œuvres exposées. Mais le noir, le rouge et le bleu sont les plus empruntés par la majorité des artistes-peintres. Outre la joute ou l’harmonie des couleurs, chacune des œuvres exposées explicite le style pictural et le discours que le peintre veut exprimer à travers le temps et l’espace. “L’ambiance au bord de la mer”, des statuettes en sculpture sous forme de divinité. “Des ombres et des masques”, la “Modestie”, des objets de récupération de toute sorte, telles sont quelques-uns des éléments mis en exergue aussi à travers cette exposition qui se poursuit au 17 mars. Outre le Palais Kheireddine, rappelons-le, le Centre culturel Ibn Khaldoun, la Galerie Yahia, La Galerie El Garmassi accueillent des expositions entrant dans le cadre de ce traditionnel show pictural concocté par l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com