Demain, le derby





C.A. : Vaincre le signe indien Voici venu enfin le rendez-vous événementiel de la saison footballistique dans la capitale. Un moment toujours impatiemment attendu dans les deux camps “rivaux”, puisque le seul à drainer la grande foule et à susciter les passions. Depuis le début de la semaine, au lendemain d’une 19ème journée qui a permis aux “Sang et Or” de consolider leur leadership et prendre deux nouvelles longueurs aux Clubistes, les deux galeries ont annoncé la couleur pour préparer, chacune à sa manière, une entrée fracassante. On rivalise en effet à distance pour préparer banderoles, slogans et chants à la gloire des deux grands clubs. Le spectacle fait partie effectivement du derby. On s’ingénie, on s’active à être le meilleur, à prendre l’ascendant avant même que les acteurs ne foulent la pelouse. Pour les joueurs clubistes justement, du moins certains d’entre eux, le derby a commencé alors qu’ils étaient à Radès en train de croiser le fer avec les Stadistes. Ils ne pouvaient en effet oublier qu’ils n’ont plus gagné un derby depuis belle lurette. Pour les friands de statistiques, disons simplement que les “Rouge et Blanc” n’ont glané aucun succès au cours des sept dernières saisons, récoltant cinq petits nuls pour dix défaites! Des chiffres désolants, alarmants, voire catastrophiques pour une formation jouant constamment pour le titre. Pis encore, les gars de Bab Jedid ne sont parvenus qu’à signer sept buts, pour en encaisser vingt-huit! Or, partant du principe que le football n’a jamais été une science exacte, responsables, joueurs et supporters n’en font pas une maladie. Ils croient au contraire que ces chiffres peuvent constituer un motif de motivation supplémentaire afin de rompre avec cette guigne, ou plutôt ce signe (noir) indien! A les croire, sinon à les voir on mesure à quel point on demeure confiant du côté du parc Mounir Kebaïli, où les fans se sont rués pour obtenir leurs billets d’accès et venir à Radès porter leurs favoris à bout de bras. Ces derniers se sont entraînés normalement tout au long de la semaine, au bonheur du staff technique qui a récupéré la totalité de son effectif, puisque les blessures de Wissem Yahia, Mohamed Mkacher et Maher Ameur font désormais partie de l’histoire. Celui-ci n’a d’ailleurs pas manqué de prouver qu’il retrouve peu à peu toutes les plénitudes de ses moyens. Ses fans espèrent en tout cas qu’il soit au top tout à l’heure face au leader. Tout comme ses deux compères de l’attaque Nabil Missaoui et Mohamed Amine Aouichaoui, qui a fait montre de belles prédispositions pour sa première apparition sous la casaque clubiste. Tout dépendra cependant des choix tactiques de Bertrand Marchand et de la formule à préconiser. Par ailleurs, le technicien français fera sans doute confiance aux mêmes éléments qui ont assuré les lignes arrières pour former un rempart devant l’inamovible Ali Boumnijel. C’est-à-dire on retrouvera sans doute les Khaled Souissi, Mohamed Ali Gharzoul, Jean-Pierre N’janka et Anis Amri. A l'entrejeu, Achraf Khalfaoui, Lassaâd Ouertani et Oussama Sellami tiennent la corde. Reste à choisir entre Chokri Zaâlani et Pape Touré, à moins que le coach n’opte pour la prudence en lançant les deux hommes côte à côte. Il ne serait guère surprenant de voir Wissem Yahia faire partie du groupe, ne serait-ce qu’en cours du jeu… Mansour AMARA _________________________________ E.S.T. : Cette fois ou jamais Confiante mais vigilante, l’EST abordera le derby de demain face au CA avec la nette intention de l’emporter et de consolider son leadership. Avec une avance consistante sur ses poursuivants immédiats et une régularité dans le rendement et les résultats, l’Espérance ne peut se présenter à ce derby qu’avec le désir évident de poursuivre sa marche positive. Mais cela ne veut nullement dire que l’affaire est dans la poche. En technicien averti, Khaled Ben Yahia n’a pas cessé tout au long de cette semaine d’appeler ses poulains à la vigilance. Un derby est toujours accompagné d’inconnues et quel que soit l’état de santé des deux clubs, ce genre d’opposition demeure ouvert à tous les pronostics. Et comme le résultat final intéresse au plus haut degré les Sang et Or, les camarades de Badra ne peuvent que se donner à fond pour empocher les points de la victoire et consolider leur poste de leaders. * Quand la pluie s’en mêle Au Parc B, la pluie qui s’est abattue avant-hier a contraint l’équipe au repos forcé l’après-midi. Ben Yahia s’est donc contenté à la séance matinale d’inviter ses joueurs à une séance de visionnage de l’adversaire et à une réunion d’ordre technique. Mais la pluie n’a pas, apparemment, perturbé, outre mesure, la préparation de l’équipe et les joueurs devaient retrouver le rectangle vert hier après-midi tout en faisant attention à une pelouse glissante qui n’est pas toujours rassurante. * Bhaïri et Bekri en ballottage L’annulation de la séance de jeudi après-midi a retardé l’heure des choix. Mais selon les dernières nouvelles, Khaled Ben Yahia n’a pas encore choisi qui occupera le poste de latéral gauche demain, Bhaïri ou Bekri. Le premier est déjà compétitif et a pris part aux dernières rencontres. Le second manque de compétition et n’a retrouvé le groupe que depuis deux semaines. Ainsi, la décision ne sera prise que ce soir. Mais ce ne sera pas là le seul souci du coach sang et or. La richesse de l’effectif dont il dispose fait qu’il éprouve une certaine gêne avant de composer la formation rentrante car il s’agit pour lui d’effectuer les meilleurs choix possibles. En tout cas, quel que sot le dispositif qui sera adopté, les joueurs qui fouleront le gazon du stade de Radès sont conscients que ce derby constitue pour eux la clé de la réussite de toute la saison. En faire un bon usage constituera pour eux le principal aiguillon. Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com