Galerie Yahia : Un melting-pot plastique
L’exposition de l’Union des Artistes Plasticiens, UAPT, a été dispatchée, rappelons-le entre plusieurs espaces: la MC Ibn Khaldoun, la Galerie Ali El Garmassi, le musée de la Ville de Tunis et la Galerie Yahia. Cette fois, il n’a pas été question de dissocier jeunes artistes et chevronnés. La preuve, la visite de la Galerie au Palmarium donne à voir une exposition où des artistes connus et d’autres qui le sont moins sont rassemblés. Mais une chose est sûre, c’est que la qualité transparaît, du moins pour les tableaux exposés à la Galerie Yahia. Tous les genres artistiques y sont présents. Quelques tableaux nous rappellent bien d’autres signés par des artistes nationaux et internationaux. On peut trouver à titre d’exemple du Duphy dans des tableaux où un trait noir délimite les formes peintes. On peut voir aussi une œuvre inspirée de Picasso, d’autres rappelant l’œuvre de l’Ecole de Tunis. Il est aussi des œuvres qui se répètent, comme celle de Mohamed Fnina qui paraît-il depuis sa première exposition il y a des années n’est pas sorti de la thématique des “derviches”, qu’il peint, par ailleurs, avec beaucoup de créativité. Cela n’empêche, il est des œuvres authentiques qui en disent long sur un travail de recherche entrepris bien avant la touche finale. On peut apprécier, à titre d’exemple, l’œuvre de Jamila Arousse intitulée “Quotidienneté”. Une œuvre, en pastel, qui dépeint la simplicité d’un quotidien en rose: draps fleurs déposés sur une ligne, un jardin flamboyant… “Lumières” l’œuvre abstraite de Kamel Mili est une sorte de jonction de traits de pinceaux donnant à voir une ambiance ténébreuse d’où jaillit une lumière éclatante: Une lueur d’espoir. Tarak Bejaoui, signe une œuvre ayant pour thème Ibn Khaldoun. Le tableau réalisé dans un dégradé de valeurs (noir et blanc) nous donne à réfléchir quant à la société telle que analysée par Ibn Khaldoun et la nôtre: en perte de ses repères… Mona BEN GAMRA

