“Printemps de la Médina” : Après la pluie, le beau temps!





Une brochette d’artistes au printemps de l’âge mettront la main dans la main pour réveiller la Médina, surtout ses espaces culturels, d’une longue hibernation. Une douce fragrance artistique parfumera le Centre culturel de Bir Lahjar durant le mois de mars. Avec l’éclosion lente et belle des bourgeons à fleurs et à fruits et des coquelicots dansant dans les champs, la Médina commence à se réveiller petit à petit. Le centre culturel de Bir Lahjar n’échappe pas à la liste de ces espaces culturels qui hibernent durant tout l’hiver, pour passer à la deuxième vitesse grâce à la manifestation “Le printemps de la Médina” qui aura lieu tout au long du mois de mars. A sa quatrième session, ce festival a choisi d’ouvrir ses portes devant une brochette de jeunes artistes aussi bien que quelques professionnels pour teinter la Médina de couleurs gaies et annoncer l’arrivée du printemps. La musique sera bien servie par une pléiade de musiciens: “Séjour entre deux cordes” de Ali Ben Attia, “Danse du taureau égorgé” de Khaoula Ben Krich, “Brises keffoises” de l’artiste Brahim Bahloul qui accompagnera la chanteuse Zakia Jeridi , “Le parfum de la mélodie” de Rami Ben Othman, “Une nuée de parfum sur mon pays” de Sarra Abdallah et Nabil Hamdi, “Rares fragrances” de Abdelbaki Mannaï et Najoua Jelassi et “En toute foi” de l’artiste Fafa. C’est l’heure de la découverte pour plusieurs jeunes virtuoses qui auront l’aubaine de se produire devant le public du centre culturel de Bir Lahjar et de faire ainsi leurs premiers pas. Parallèlement à ces concerts qui ponctueront le mois de mars, trois expositions orneront les cimaises du centre culturel de Bir Lahjar. De la matière recyclée, le duo Mohamed Bouchoucha et Dhoha Ben Alia est parti pour donner le jour au “Conflit”, une exposition basée, essentiellement sur la récupération de la matière abandonnée. Un groupe de l’école des Beaux-Arts trouvera son compte dans cette manifestation printanière à travers une exposition de sculptures intitulée “Maternité”. Quant à la troisième exposition, elle portera la signature de la jeune artiste Mona Hannachi qui a choisi de dévoiler ses émotions et ses pensées dans “Visions”. Les amoureux des débats et des récitals de poésie auront l’occasion de rencontrer l’écrivain Aroussia Nalouti et de débattre avec elle le scénario du film “Khochkhach” (Fleur d’oubli) par Salma Baccar. Cette œuvre cinématographique a réussi à réconcilier les cinéphiles avec le cinéma “made in Tunisia” suscitant plusieurs réactions entre l’approbation et le désapprobation. La rencontre avec cette “plume” autour d’un film féminin donnera le coup d’envoi de la 4ème session du Printemps de la Médina. D’autres rencontres sont au programme du Centre culturel de Bir Lahjar. Fatma Ben Fdhila avec son recueil de poèmes “Pourquoi as-tu peur de ma nudité?”, Ezzeddine Madani, lauréat du prix Al Ouis pour l’ensemble de ses œuvres théâtrales, le duo Leïla Mekki et Hassen Chelbi, Mouhiba Saïd qui parlera des contes et des proverbes, Youssef Rzouga et d’autres noms ponctueront la programmation de ce printemps. Imen ABDERRAHMANI _____________________ Le 4ème Art, l’absent-présent Le théâtre est le parent pauvre de cette 4ème session du “Printemps de la Médina”. Deux pièces uniquement sont à l’affiche de cette manifestation qui cherche à aider les jeunes à aller loin. Le premier rendez-vous sera avec l’équipe de Ghazi Zaghbani qui présentera “Des heures”; une pièce qui a été déjà présentée dans le cadre de la manifestation “Avant-première” organisée à El Teatro les 15, 16, 17 et 18 de ce mois. Ceux qui ont raté cette pièce inspirée de “La cantatrice chauve” d’Eugène Ionesco, peuvent se rattraper dans le cadre d’un cycle de représentations et ce les 2, 3 et 4 mars. Quant au 2ème spectacle, il sera assuré par Mohamed Hédi Jaziri. “Tbibi waâditou” (J’ai contaminé mon médecin) est l’intitulé de cette pièce, prévue pour le 17 mars. I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com