Transplantation d’organes : La sensibilisation continue…





Le Centre National pour la Promotion de la Transplantation d’Organes (CNPTO) a organisé hier une deuxième rencontre de sensibilisation. Suite à une convention signée avec l’Union Nationale de la Femme Tunisienne, des représentantes régionales ont été jointes à cette stratégie de communication afin de mieux cibler les femmes. Tunis-Le Quotidien Désormais, chaque dernier lundi du mois est un rendez-vous de sensibilisation au don d’organes. La deuxième réunion dans le cadre de cette stratégie de communication s’est tenue hier au Centre National pour la Promotion de la Transplantation d’Organes (CNPTO). Le Centre a invité des représentantes régionales de l’Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT) afin de leur présenter la problématique du don d’organes. Il est en effet important de mobiliser la société civile aux côtés des médias. Cette deuxième réunion de sensibilisation est une première étape de la préparation de la prochaine Journée nationale du don d’organes qui aura lieu le 18 novembre 2006. Elle sera placée sous le thème du rôle de la femme dans l’enracinement de la culture du don d’organes. Il est à rappeler que la principale difficulté à laquelle est confronté le CNPTO est l’opposition des familles au prélèvement d’organes. Les proches disent “non” dans 80% des cas. Entre-temps, l’attente des malades qui ont besoin de greffes s’éternisent en vain. Car la majorité écrasante s’éteint à défaut de donneurs. Dr. Jalel Hamida, directeur du Centre, s’indigne à l’idée que des milliers de personnes soient enterrées au quotidien sans pouvoir profiter de leurs organes. Alors que 75 millions de dinars du budget de la Santé publique sont déboursés pour le traitement des insuffisants rénaux chroniques au stade terminal. Par ailleurs, le refus de prélèvements et la réticence quant au don, entraînent un autre problème plus dangereux. Beaucoup de malades qui désespèrent de la greffe en Tunisie, se tournent vers d’autres pays où les organes se vendent comme des petits pains et les transplantations se font dans des conditions lamentables. Toujours est-il que les Tunisiens ont encore des doutes religieux malgré la “Fatwa” qui a été décrétée. Il est fondamental d’expliquer la position de l’Islam à ce sujet afin de rassurer le public. Mais il n’y a pas que ce frein. Ils sont nombreux à soulever la question de la confiance. C’est ce qui justifie la mise en place d’une collaboration plus étroite et réfléchie avec la société civile et les médias pour tenter de lever les équivoques et dégeler les frilosités.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com