Lutte contre la grippe aviaire : Les réseaux de surveillance ornithologiques sur le pied de guerre





Même s’il n’est pas établi que la présence du virus H5N1 au Nigeria soit due aux vagues migratoires, le retour d’Afrique des oiseaux est sous haute surveillance en Tunisie. Tunis - Le Quotidien Les premiers retours dans les zones de nidification des oiseaux migrateurs qui hivernaient en Afrique viennent de commencer «Des oiseaux d’eau tels les canards pilets ont été observés ces derniers jours», explique M. Abdelmajid Debbar, ornithologue et secrétaire général de l’Association «Les amis des oiseaux». La mi-février marque le début des migrations précoces de 64 espèces d’oiseaux. Les vagues migratoires atteindront leur pic à partir du 15 mars pour se poursuivre jusqu’au 30 avril. «Certains espèces restent en Tunisie jusqu’à août. Il s’agit notamment, des cigognes, des tourterelles et des hirondelles», précise l’ornithologue. La Tunisie constitue-t-elle le principal couloir aérien par lequel passent les oiseaux migrateurs pour regagner les zones de nidification en Europe occidentale et en Asie centrale? «Des ornithologues européens et africains ont démontré que 80% des oiseaux migrateurs qui remontent des grandes zones d’hivernage en Afrique regagnent l’Europe en traversant le détroit de Gibraltar», souligne M. Debbar. Les 20% restants retournent dans les zones de nidification par les deux couloirs traversant la Tunisie et l’Egypte. «En tout cas, les réseaux de surveillance ornithologiques fonctionnent bien en Tunisie», rassure l’ornithologue. De nombreuses équipes mobiles dotées des moyens logistiques nécessaires pour la surveillance des oiseaux migrateurs couvrent tout le pays réparti en sept zones. Elles coordonnent avec la commission nationale de lutte contre la grippe aviaire. Autre argument rassurant: les migrations des oiseaux n’expliquent pas la présence du virus H5N1 en Afrique où certains foyers épizootiques ont été identifiés en particulier au Nigeria. M. Debbar estime, en effet, que l’apparition de la grippe aviaire en Afrique n’est pas due aux oiseaux migrateurs, réservoir naturel du virus H5N1. «Aucun oiseau sauvage n’a été testé positif au virus H5N1 dans les grandes zones d’hivernage en Afrique. Le principal foyer épizootique a été identifié au Nigeria dans une unité d’élevage industriel», indique l’ornithologue. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com