36 morts à Bagdad, 2 soldats britanniques tués à Amara : Le chaos persiste en Irak





Au moment où on s’intéressait au procès de Saddam, la capitale irakienne a connu hier un redoublement de violence avec 36 tués dans une série d’attaques, alors qu’au moins deux soldats britanniques ont péri dans le Sud dans une attaque ayant visé leur patrouille. Le Quotidien-Agences En l'espace de quelques minutes, l'explosion de deux voitures piégées et d'un kamikaze dans la capitale ont causé la mort d'au moins 30 personnes et blessé plus de 130 personnes, selon des sources policières et hospitalières. Vingt-quatre personnes ont été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée à Bagdad Jadida (sud-est), près d'un bureau de poste à une heure de grande affluence, et de celle d'un kamikaze dans le quartier Al-Amine (sud-est). Celui-ci a déclenché sa ceinture explosive dans une file d'attente de personnes attendant de s'approvisionner en fuel domestique.Six autres personnes ont été tuées dans l'explosion d'une autre voiture piégée sur un marché chiîte à Karrada (centre). Toujours à Bagdad, cinq gardes du corps d’un conseiller du ministre irakien de la Défense pnt été tués et sept autres blessés hier dans l’explosion d’une bombe au passage de son convoi, a indiqué une source de ce ministère. Par ailleurs, une mosquée sunnite a été la cible d'un attentat à Hourriyah, dans le nord de Bagdad. L'entrée de ce lieu de culte a volé en éclat. La veille déjà, quatre personnes ont été tuées et 18 blessées par l'explosion d'une bombe devant une mosquée sunnite à Bagdad al-Jadida. Toujours dans le même cadre, le cadavre d'un homme politique appartenant au plus grand parti sunnite d'Irak a été retrouvé avec des marques de torture, a annoncé sa formation. Waad Jassim al-Ani, 46 ans, a été "tellement torturé qu'il était très difficile d'identifier son corps", selon un communiqué du Parti islamique irakien, qui précise que la dépouille a été amenée à la morgue du ministère de la Santé. La victime aurait été détenue pendant le week-end par une "agence de sécurité". Les dirigeants sunnites accusent le ministère de l'Intérieur dirigé par des chiîtes de couvrir des escadrons de la mort visant les sunnites, ce que le ministère dément. Lundi, le ministère de la Défense avait donné l'ordre à des chars de se déployer à Bagdad et d'arrêter toute personne armée, "quelque soit le parti auquel elle appartient, politique ou religieux" afin de maintenir le calme précaire, après des violences intercommunautaires qui ont fait en une semaine 330 morts à Bagdad, selon la morgue de la ville. * Les Britanniques dans le collimateur Dans le Sud du pays, deux soldats britanniques ont été tués mardi dans une attaque dans la région d'Amara, dans le sud de l'Irak, a annoncé le ministère de la Défense à Londres. Un troisième soldat a été blessé mais ses blessures ne mettent pas sa vie en danger, a ajouté le ministère. Ces décès portent à 103 le nombre des militaires britanniques morts en Irak depuis l'invasion du pays en mars 2003, sur un contingent d'environ 8.000 personnes, dont la plupart sont basées dans le sud. Le ministère de la Défense à Londres n'a donné aucune autre précision. Un témoin cité par l'agence britannique Press Association a évoqué une mine sur la chaussée. Sur place, la police locale a indiqué que quatre soldats britanniques auraient été tués et trois blessés dans une attaque à Amara, à 365 km au sud de Bagdad. L'attaque a eu lieu dans la ville où des soldats britanniques avaient été filmés en train de frapper des manifestants en 2004. Les images publiées le 12 février par l'hebdomadaire News of the World avaient suscité l'indignation des autorités irakiennes locales. Toujours dans le Sud, deux policiers irakiens ont été blessés dans une attaque à la bombe contre une patrouille italienne à Nassiriyah. Enfin, un sodlat américain a été tué avant-hier soir par des tirs à l’Ouest de Bagdad a annoncé hier l’armée américaine.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com