De retour du Canada : Au royaume du savoir, les universitaires sont rois





Beaucoup de bacheliers et de maîtrisards, choisissent le Canada pour parfaire leur formation universitaire malgré le coût relativement élevé des études par rapport à d’autres destinations. L’université canadienne se distingue par la variété de ses disciplines et la qualité de son enseignement. * De notre envoyé spécial: Lotfi TOUATi Montréal - Le Quotidien Le climat particulièrement rude du Canada n’a pas empêché ce pays de devenir une destination de prédilection pour des milliers d’étudiants originaires de tous les continents. Le système éducatif dans ce pays est en effet mondialement réputé pour la qualité de l’enseignement dispensé et pour la diversité des filières au sein des établissements universitaires. De l’université de Montréal, en passant par celles de Moncton, de Glendon, et bien d’autres, les étudiants ont l’embarras du choix pour s’inscrire dans des filières pouvant leur garantir une formation de qualité et une place sur le marché de l’emploi. Ceci est d’autant plus vrai que le système fédéral canadien ne prévoit pas le poste de ministre de l’Education. Le système est fait de telle sorte qu’il offre une marge de manœuvre importante aux ministres provinciaux pour gérer selon les exigences l’enseignement local. C’est la raison probable pour laquelle chaque établissement scolaire ou collégial présente une expérience originale et typique. M. Roger Doucet, sous-ministre de l’Education du secteur francophone dans la province du nouveau Brunswik affirme au cours d’une rencontre avec des journalistes venus de tous les continents que «le système de l’éducation est lié à notre culture». Le sous-ministre met en exergue la nécessité de se démarquer de la société du marketing pour s’identifier à la culture canadienne. «On ne peut pas faire uniquement de la transmission du savoir», dit-il. On ne peut toutefois pas parler du système éducatif canadien sans aborder d’une manière ou d’une autre la question de la francophonie. La société canadienne multiethnique a su permettre à chacun de préserver son authenticité. La loi fédérale sur la protection des minorités a été un stimulant pour permettre notamment aux francophones de renforcer leurs assises dans le pays. La francophonie n’est pas seulement le Québec. C’est aussi Toronto, Montréal, l’Acadie, le Nouveau Brunswik et d’autres. Rien n’a été laissé au hasard pour la préservation de cette spécificité et pour le renforcement de la langue française. Chaque région a su à sa manière garantir un taux de réussite élevé. L’une des expériences originales est celle de Toronto qui a utilisé toute la technologie moderne pour venir en aide aux élèves francophones. * Assistance Un numéro de téléphone «SOS devoirs» prend en effet en charge tout élève désirant se renseigner sur un cours ou trouver une réponse adéquate à une question scolaire difficile. Un enseignant au bout du fil répond à ses interrogations. Une autre expérience non moins originale conduite par la télévision française de l’Ontario (TFO). Elle a lancé la première expérience d’émissions éducatives, une «télévision intelligente qui appuie la politique du ministère de l’Education» comme l’affirme Mme Claudette Paquin, directrice en chef de TFO. Le système dédié aux élèves repose sur une convergence entre la télévision, l’éducation et l’Internet. Des moyens techniques sophistiqués et des outils pédagogiques innovants soutenus par des interventions de spécialistes du contenu sont mis en œuvre pour la réussite de cette expérience. Les moyens financiers, techniques et humains engagés au Canada dans le domaine de l’éducation lui permettent de s’ériger en tant que plate-forme éducationnelle notamment pour les francophones des autres régions de la planète. Cette industrie rapporte chaque année quelques milliards de dollars. Durant l’année 2004, plus de 56 000 étudiants en provenance de Corée, de Chine, des Etats-Unis, du Japon, d’Allemagne, du Brésil et également de Tunisie ont choisi les universités canadiennes pour parfaire leurs études. Malgré le coût relativement élevé (entre 8000 et 12 000 $ canadiens par an) et malgré la rigidité du climat beaucoup réussissent à décrocher leurs diplômes mais aussi à trouver le filon pour s’intégrer généralement sans problème dans la société canadienne.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com