Nucléaire : Téhéran accuse Washington, ménage la Russie et rencontre l’Europe





Moscou-Agences L'Iran a accusé hier les Etats-Unis de saboter la proposition russe de compromis sur le dossier nucléaire iranien, alors qu'une nouvelle réunion de la "dernière chance" s’était déroulée hier à Vienne entre les négociateurs iraniens et la "troïka" européenne. Au lendemain de la rencontre russo-iranienne à Moscou qui n'a pas apporté de résultats tangibles, le négociateur iranien sur le nucléaire Ali Larijani en a rejeté la responsabilité sur les Etats-Unis. Ceux-ci soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil et poussent à l'adoption de mesures énergiques pour l'empêcher. La réunion lundi prochain, à Vienne, du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pourrait marquer une étape importante à cet égard et transmettre le dossier iranien au Conseil de sécurité de l'Onu, une perspective de plus en plus probable après les pourparlers sans résultat à Moscou. "Les Américains créent des obstacles pour la proposition russe. L'insistance de la partie américaine sur le transfert du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'Onu signifie la destruction de la proposition russe", a dit le responsable iranien lors d'une conférence de presse. "C'est le bâton que les Américains mettent dans les roues de la proposition russe". Celle-ci consiste à enrichir en Russie l'uranium destiné aux centrales nucléaires iraniennes, pour apaiser les craintes de voir l'Iran utiliser la technologie d'enrichissement afin de construire la bombe atomique. Larijani a semblé ménager la Russie, évitant de lui reprocher directement son exigence de voir Téhéran accepter un moratoire sur l'enrichissement d'uranium sur son territoire. Or, c'est cette question qui semble être la principale pierre d'achoppement des pourparlers et Moscou adopte sur ce point la même position que l'Occident. Mais la Russie est aussi en discussions avec Téhéran pour la vente de missiles sol-air S-300, qui pourraient servir à protéger les sites nucléaires iraniens.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com