Des mots et des maux : Daâmi, Ben Belgacem et… les autres !





Le fameux penalty sifflé par Mourad Daâmi en faveur de l’Egypte en finale de la CAN 2006 fait encore couler de l’encre et de la salive, particulièrement en ... Tunisie où on tient à ne pas lui pardonner ça. D’ailleurs, c’était l’occasion idéale pour attaquer un arbitre qui, il faut le reconnaître, ne fait pas l’unanimité chez nous. Que dire alors lorsqu’il offre un cadeau aux Egyptiens dans une finale continentale. Il aurait pu le faire dans le sens contraire, c’est-à-dire en faveur des Ivoiriens, et dans ce cas là, personne n’aurait crié au scandale. Pour remettre les choses dans leur véritable cadre, il faut revenir au match Tunisie - Guinée et ce qui s’est passé sur les gradins. Le public égyptien, d’habitude solidaire avec les Aigles de Carthage, a changé de cap ce jour-là pour soutenir les Guinéens. C’est bien ce qui s’est passé, mais il fallait en connaître les raisons. Le comportement du public tunisien n’était pas exemplaire et tout ce qui a été dit à travers une chaîne de télévision privée en Tunisie a induit tout le monde en erreur, et nous étions sur place, aussi bien à Alexandrie, à Port Saïd ou au Caire pour en témoigner. Donc, en réalité, il n’y avait aucune raison d’en vouloir aux Egyptiens et de «lyncher» un arbitre tunisien pour une ordinaire erreur qui devait favoriser les Pharaons en finale. Ce sont là les raisons de cette campagne anti-Daâmi, et le public, jamais éclairé sur ce qui s’est réellement passé, a suivi en masse cette pièce théâtrale qui a débuté dans le studio de «Dimanche Sport» et s’est poursuivie sur «Hannibal» avec la complicité de dirigeants, journalistes, arbitres et techniciens ! Le fait de voir Férid Ben Belgacem, d’habitude assez mesuré dans ses propos, s’attaquer à Daâmi pour mettre en doute son honnêteté est révélateur de la gravité de ce qui était tramé. Les choses auraient pu empirer davantage à Gafsa où on a accusé Daâmi de tous les maux pour avoir accordé un but au C.A.B. entaché d’un hors-jeu et peut survenir dans n’importe quel match, Daâmi a vécu des moments difficiles sous la menace devant les vestiaires et Férid Ben Belgacem qui a déjà joué un rôle dans la campagne anti-Daâmi en a profité pour mettre le semi-échec de son équipe sur le dos de l’arbitre. Sa déclaration d’après-match ne lui fait pas honneur et nous sommes sûrs qu’il devait, à présent, le regretter parce que, finalement, il a joué le jeu de ceux qui cherchaient à polémiquer et à chasser le sensationnel à travers des campagnes et des propagandes qui n’honorent aucun homme de la presse et des médias. De même, on a suivi sur «Hannibal» le débat sur la relation Lemerre-journalistes et le public a pu suivre l’essentiel de la conférence de presse, soit ce règlement de comptes entre le sélectionneur et les journalistes de la chaîne. Là, c’est leur affaire, mais lorsque l’un des collègues crie haut, à travers l’émission «Belmakchouf», que les journalistes présents à la conférence n’étaient pas à la hauteur de par leur attitude passive envers Lemerre, je tiens à lui répondre - gentiment car Moncef Ben Saïd est plus qu’un simple collègue - que les journalistes ne sont pas tenus à soutenir «Hannibal» dans ses campagnes contre Lemerre ou Ben Ammar ou la FTF ou d’autres gens et que, ayant été présents à Alexandrie et à Port-Saïd, les journalistes tunisiens ont moins souffert des états d’âme du sélectionneur qu’en Tunisie et que seul le fait de voir la délégation choisir un lieu de résidence très éloigné les a gênés. Pour le reste, tout était ordinaire et il fallait faire cette précision, car notre collègue Sami Akrimi a parlé de souffrances pour tous les journalistes tunisiens alors que tout ce qu’il a dit n’engage que sa personne, et si jamais il a des problèmes avec Lemerre, ça ne doit pas toucher les autres et les impliquer. Et puis, à notre connaissance, «Hannibal» a les moyens pour se défendre sans recourir à nous. N’est-ce pas? Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com