Le S.G. du PVP au «Quotidien» : «Nous sommes un parti d’opposition nationaliste»





Le paysage politique tunisien vient de s’enrichir par la naissance d’un nouveau parti : le Parti des Verts pour le Progrès (PVP) qui a reçu le visa légal le 3 mars. Dans l’interview qu’il accorde au “Quotidien”, M. Mongi Khammassi, Secrétaire général du parti, braque pleins feux sur les tractations qui ont précédé la création du PVP, la ligne politique et les relations que devrait entretenir le nouveau-né du pluralisme en Tunisie avec le pouvoir et les autres composantes de la société civile. Interview. Le Quotidien : De libéral invétéré vous avez changé rapidement de camp pour être aux commandes du Parti des Verts. Ne s’agit-il pas d’un changement à 180°? M. Mongi Khammassi : La création du PVP n’a aucun rapport avec mon exclusion du Parti Social Libéral. C’était une expérience douloureuse. Je ne veux plus en parler. Il faut préciser cependant que je m’intéresse à la question environnementale depuis les années 70. J’avais d’excellentes relations avec les autres fondateurs du PVP. * Qui sont les autres fondateurs ? - Au contraire. Ce sont des compétences de haut vol, en l’occurrence des médecins, des universitaires et des hommes d’affaires. Il s’agit de Mmes. Amel Lakhal, Karima Hosni, Chérifa Marzouki et MM. Néjib Zghonda, Faouzi Ezzeddine, Riadh Hammoudia, Fethi Durguache, Ali M’rad et Saïd Chaker. * Quels sont vos objectifs? - Je tiens d’abord à exprimer ma gratitude au Chef de l’Etat qui a toujours fait preuve d’engagement en faveur de la consolidation du processus démocratique et pluraliste dans notre pays. Nous avons respecté à la lettre les dispositions de la loi n° 82 de l’année 1988 sur la création des partis. Notre parti sera un cadre idoine pour le renforcement de la conscience environnementale et l’enracinement d’une culture de l’environnement dans la vie des citoyens et des collectivités. Le PVP sera également un espace de lutte contre les atteintes aux équilibres naturels. Il vise aussi à développer et à consolider la législation relative à l’environnement et à préserver les acquis constitutionnels dans le cadre de la suprématie de la loi et du respect des libertés fondamentales. * Le PVP sera-t-il ouvert à tous les écologistes? - Effectivement. Notre parti est un espace ouvert à toutes les compétences qui s’engagent à respecter la loi et les fondements du régime républicain. Le PVP sera un parti de cadres au sein duquel la femme occupera une place de choix. De nombreux cadres et hommes de médias veulent rejoindre notre parti. * Comment concevez-vous les relations entre le PVP et le pouvoir? - Le pouvoir a tendu la main aux différentes sensibilités politiques à la condition de respecter la règle du jeu dans le cadre du respect de la loi. Rien ne sert donc de défoncer les portes déjà ouvertes. * Quels seront les rapports du PVP avec les autres formations politiques? - Le PVP est un parti d’opposition nationaliste et patriotique qui va œuvrer dans le strict respect de la loi et des autres parties politiques. * Envisagez-vous des alliances avec d’autres partis de l’opposition? - Nous accordons la priorité à l’expansion du parti et ce, en jetant d’abord les bases de ses structures locales et régionales. Nous n’en sommes qu’au début du parcours. Rien ne sert donc de se précipiter. Ceci n’empêche que si certains rendez-vous électoraux nécessitent un rapprochement avec d’autres formations politiques nous étudierons la question en temps opportun. Interview réalisée par Walid Khefifi


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com