Dossier nucléaire : Devant l’échec de l’ONU, l’Iran se montre intransigeant





Alors qu’à l’Onu, on piétine pour retrouver un consensus sur l’Iran, le président Mahmoud Ahmadinejad a placé le Nouvel An iranien sous le signe de la résistance aux appels des Occidentaux à renoncer à son programme nucléaire, au moment où Washington a prévenu l'Iran qu'il emploierait la force, s'il le fallait, pour défendre son allié Israël. Le Quotidien-Agences Le président ultraconservateur a brièvement souhaité avant-hier soir une bonne année à ses compatriotes, qui fêtaient le Nouvel An iranien, avant de se lancer dans une longue défense du programme nucléaire de son pays. "La technologie nucléaire n'est pas quelque chose que nous avons obtenue facilement, ou quelque chose que quelqu'un nous a donné pour qu'on nous la reprenne, personne ne pourra la reprendre", a dit Ahmadinejad dans son adresse télévisée. Au même moment, à New York, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne menaient des discussions, "difficiles" selon un diplomate, pour trouver le moyen d'empêcher l'Iran de poursuivre ses activités nucléaires sensibles. * Bras de fer Bush-Ahmadinejad Quant au président américain George W. Bush, il adressait un nouvel avertissement à la République islamique, dont le président a jugé en octobre que l'Etat hébreu devrait être "rayé de la carte". "La menace représentée par l'Iran, c'est leur objectif déclaré de détruire notre important allié, Israël", a dit le chef de la Maison-Blanche, en qualifiant cette menace de "sérieuse". "J'ai déjà dit clairement que j'emploierai la force militaire pour protéger notre allié, Israël", a averti Bush, lors d'une réunion publique à Cleveland (Ohio) lundi. "Votre souhait d'avoir une arme nucléaire est inacceptable", a dit Bush, en soulignant la nécessité d'un "message d'unité" en ce sens du Conseil de sécurité à l'Iran. Pour sa part Ahmadinejad a présenté la poursuite du programme nucléaire iranien comme un instrument d'indépendance et de progrès pour son pays. Il a dressé un parallèle historique avec la première nationalisation du secteur pétrolier iranien, en 1951, qui se heurta à la résistance des puissances occidentales. Elle devint effective en 1971. "Ils disaient que le pétrole sentait mauvais et que l'Iran n'en avait pas besoin, aujourd'hui ils disent que l'énergie nucléaire est quelque chose de mauvais", a dit le président, avant d'ajouter: "à l'époque le peuple a résisté, et aujourd'hui avec l'aide de Dieu il résistera aussi". L'Iran défend son programme nucléaire comme une nécessité pour produire à terme l'énergie nécessaire à son développement. Mais les pays occidentaux, qui mettent en doute ce raisonnement, exigent que Téhéran renonce à maîtriser la filière nucléaire. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a demandé à l'Iran de suspendre notamment ses activités d'enrichissement d'uranium, et de reprendre une coopération élargie avec elle. "Notre objectif est de résoudre ce problème de manière diplomatique", a déclaré Bush. Les 15 membres du Conseil tentent depuis près de deux semaines de s'entendre sur les termes d'un texte franco-britannique exigeant de l'Iran qu'il se conforme aux demandes de l'AIEA. Mais la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil, s'opposent à l'adoption d'un texte trop fort, qui exposerait plus facilement l'Iran à d'éventuelles sanctions.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com