Dossier du nucléaire iranien : Londres envisage l’usage de la force contre Téhéran





• Moscou reste inflexible Londres penche pour des sanctions contre l’Iran et envisage même l’utilisation de la force indique le quotidien Times, ceci malgré l’opposition de Moscou à tout ultimatum visant Téhéran Le Quotidien-Agences La Grande-Bretagne penche pour une résolution des Nations unies qui permettrait des sanctions et même l'usage de la force si l'Iran refuse de cesser ses activités nucléaires litigieuses, a indiqué hier le quotidien The Times. Citant une lettre confidentielle rédigée la semaine dernière par John Sawers, directeur politique du Foreign Office, le journal londonien indique que la Grande-Bretagne appuiera au cours des mois à venir la résolution intitulée Chapitre VII exigeant que l'Iran cesse ses activités nucléaires. Un refus de l'Iran de se conformer à cette résolution contraindrait le Conseil de sécurité de l'Onu à mettre ses menaces en vigueur. Mardi, le Conseil de sécurité avait repoussé à une date ultérieure une réunion sur la crise nucléaire iranienne afin de permettre de travailler davantage une déclaration franco-britannique prenant en compte les objections russes, avait indiqué une source diplomatique occidentale. Le directeur politique du Foreign Office a rédigé sa lettre confidentielle le 16 mars et l’a adressée à ses homologues américain, français et allemand, selon le Times. "Ils (les Iraniens) doivent savoir que des mesures plus graves sont probables. Cela veut dire qu'on traitera le dossier iranien sur la base du Chapitre VII", a écrit le responsable. Sawers a proposé de contraindre l'Iran à suspendre tout enrichissement d'uranium grâce à "une requête obligatoire du Conseil de sécurité dans une résolution que nous devrions viser à adopter, disons début mai", selon le journal. * Contre un ultimatum S’opposant à tout recours à la force, le Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé hier que son pays était opposé à tout "ultimatum" dans la crise iranienne. "Nous restons opposés à un ultimatum visant l'Iran", a déclaré Lavrov. "Sortir du cadre de l'AIEA et poser d'abord le problème devant le Conseil de sécurité est une erreur car une évaluation professionnelle (des activités nucléaires iraniennes) ne peut être faite que par des inspecteurs de l'AIEA", a ajouté le chef de la diplomatie russe. Moscou estime que le Conseil de sécurité doit se limiter à soutenir les initiatives de l'AIEA pour sortir de la crise, excluant de facto des sanctions contre le régime de Téhéran.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com