Sommet arabe : L’Irak et la Palestine au centre des discussions





La menace de la guerre civile en Irak et la lente agonie du processus de paix israélo-palestinien étaient hier au centre de la réunion préparatoire des chefs de diplomatie arabes à Khartoum en prévision du sommet de mardi. Le Quotidien-Agences Dans le discours d'ouverture, le chef de la diplomatie soudanaise Lakol Ajaouin a mis l'accent sur "la nécessité que le sommet apporte des solutions aux problèmes urgents du monde arabe". Le soutien aux Palestiniens, la préservation de la paix civile en Irak fortement menacé de déstabilisation, l'appui à la Syrie, sous pression occidentale, et la solidarité avec le Liban, qui mérite tout soutien font partie de ces problèmes, a précisé Ajaouin. Mais selon des ministres arabes, la priorité est accordée à l'intensification des efforts arabes pour éviter la guerre civile en Irak, ainsi qu'à l'empêchement de l'effondrement financier de l'Autorité palestinienne après l'arrêt du transfert des prélèvements douaniers par Israël, consécutif à la victoire électorale du mouvement islamiste Hamas. Avant l'ouverture de la conférence en séance plénière, deux réunions à huis clos se sont tenues, la première consacrée à la situation en Irak et la seconde à l'initiative arabe de paix israélo-arabe. Le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari a affirmé que son pays avait présenté trois résolutions: l'une condamnant le terrorisme contre les civils, une autre pour soutenir les efforts de formation d'un gouvernement et la dernière pour supprimer les dettes irakiennes envers les pays arabes. Il a également souhaité "un engagement arabe plus important, sérieux et clair, particulièrement dans cette période critique en Irak". Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a pour sa part mis en garde "contre toute marginalisation du rôle arabe" dans l'avenir de l'Irak. "Je ne crois pas qu'un dialogue qui se fait dans le dos des Irakiens et des Arabes puisse aboutir à un résultat positif", a répondu Moussa, interrogé sur un éventuel dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran sur l'Irak. "Ce dialogue est encore lointain", a-t-il estimé. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit a jugé nécessaire "un rôle arabe en Irak" pour mettre fin à la crise dans ce pays. Selon un diplomate arabe qui a requis l'anonymat, les Arabes souhaitent que les sunnites d'Irak aient une meilleure place dans la gestion des affaires politiques et que l'ingérence iranienne soit moindre. Toujours selon ce dernier, le Sommet doit appeler « à accélérer la formation d’un gouvernement d’union nationale en Irak afin de hâter le retrait des forces étrangères de ce pays». C’est la première fois que les pays arabes évoquent un retrait des forces étrangères depuis la chute du régime.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com