Négociations sur le nucléaire : L’Iran pose des conditions strictes





L'Iran est prêt à discuter d'une suspension de l'enrichissement de son uranium mais à des conditions draconiennes, notamment en matière de sécurité, selon sa réponse écrite à une offre internationale de coopération, publiée hier sur un site internet en parallèle avec une réunion de l'AIEA à Vienne. Le Quotidien-Agences Dans cette réponse, publiée sur le site de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS) basé à Washington, Téhéran réclame notamment des garanties contre d'éventuelles attaques militaires. L'Iran demande aussi un "engagement à ôter au régime sioniste (Israël) ses armes de destruction massive" en échange de promesses de "ne pas utiliser son potentiel nucléaire pour des usages non-pacifiques". Ce rapport de 21 pages exclut catégoriquement une suspension par l'Iran de ses activités d'enrichissement avant l'ouverture de négociations avec les six grandes puissances impliquées dans ce dossier, soit les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) plus l'Allemagne. Cette suspension de la production d'uranium enrichi, qui peut servir à des fins énergétiques mais aussi à la fabrication d'une bombe atomique, est pourtant la principale condition posée par les six pays pour l'ouverture de discussions avec l'Iran. Le président de l'ISIS David Albright a indiqué qu'il voulait rendre public le document dans le contexte des discussions prévues cette semaine sur ce dossier au siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne. * Assouplissement La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice n'a pas exclu la veille que son pays accepte une éventuelle offre iranienne de suspension de l'enrichissement d'uranium pour éviter les sanctions de l'Onu. Mais, a-t-elle ajouté, la suspension doit être amorcée et vérifiée avant que des négociations ne soient entamées avec Téhéran. Rice a déclaré aux journalistes qui l'accompagnaient, dans l'avion la menant à Halifax pour une commémoration des attentats du 11 Septembre, qu'elle avait parlé avec le haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure, Javier Solana, des discussions qu'il a eues ce week-end avec le négociateur en chef iranien Ali Larijani. "De notre point de vue, tout en travaillant à une résolution sur les sanctions, nous n'avons rien à perdre en laissant Javier Solana explorer avec les Iraniens les éventuels moyens d'aboutir à des négociations", a-t-elle ajouté. "Je continue à espérer que les Iraniens saisiront l'occasion qui se présente à eux", a-t-elle encore dit, avertissant que "le moment où nous aurons à adopter une résolution du Conseil de sécurité est très proche". La secrétaire d'Etat a par ailleurs affirmé que si la Russie et la Chine s'opposent à l'idée d'imposer des sanctions à Téhéran, Washington pourrait recourir à des sanctions en dehors de l'organe des Nations unies. "La communauté internationale peut infliger un important isolement à l'Iran, de façon formelle ou informelle, par le biais du Conseil de sécurité ou par le biais d'Etats du même avis qui prendraient des mesures même si le Conseil de sécurité ne le fait pas", a-t-elle assuré.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com