Casting de la Star Academy libanaise : Ruée vers la célébrité





A chaque casting de la Star Academy libanaise, c’est la même motivation qui incite les centaines de jeunes à convaincre le jury de la sélection. Ils n’ont qu’un seul rêve : devenir célèbres et gagner de l’argent... C’était le cas hier lors du casting tenu dans un hôtel huppé de la capitale. Tunis-Le Quotidien Malgré l’agression barbare des Sionistes sur le Liban, la vie continue. Et les Libanais de remettre cette année aussi l’expérience de la Star Academy. En attendant que le programme démarre au début du mois de novembre, le jury de sélection est en train de sillonner les différentes villes concernées par le casting pour accorder leur «oui» aux nouveaux candidats. Depuis hier 12 septembre et jusqu’à demain 14 septembre, de jeunes Tunisiens mettent leurs dons et passions à l’épreuve. Comme d’habitude, la foule est au rendez-vous. Certes, la «Starac» du Maghreb a, en quelque sorte, volé la vedette à l’académie libanaise. Mais il y a toujours du monde, beaucoup de monde pour assurer la pérennité de ces émissions de la télé-réalité. A l’instar de la première académie réservée aux talents du Maghreb, le casting de cette quatrième édition de la Starac libanaise se déroule à l’hôtel Sheraton à Tunis. Dès les premières heures du matin, les candidats commencent à se pointer. Ils ne ménagent aucun effort pour «soigner» leur look et paraître le plus «fashion» possible. Ils s’entourent du maximum de conditions favorisant leur succès. C’est du moins ce qu’ils croient faire. Dans la grande salle d’attente, c’est l’heure des répétitions. Chacun montre à qui mieux mieux de quoi ses cordes vocales sont capables. Oum Kalthoum et son fils Mouaâdh discutent. Ils accompagnent la fille qui a déjà tenté sa chance à X-Factor mais a dû se retirer pour passer ses examens : «Ma fille a 21 ans. Elle est étudiante en 2ème année IHEC et n’a jamais cessé de faire de la musique», explique Oum Kalthoum. Elle pense que tous ces jeunes rêvent de la célébrité, des feux de la rampe et de l’argent. D’ailleurs, sa fille aussi aime bien les lumières et être toujours le centre d’intérêt de tous. Le frère, Mouaâdh, trouve que ce phénomène est tout à fait nouveau dans les pays arabes : «Ce sont des jeunes qui cherchent les lumières. Ils ont du talent qu’ils veulent faire valoir à travers ces opportunités». Au sujet des écarts de conduite constatés l'année précédente par le public, le jeune homme vient d’en parler avec sa mère. A son avis, tout est question d’éducation. Si la personne est bien élevée, elle s’en sortira alors sans difficultés : «Chacun se doit ensuite de préserver sa réputation et de donner la meilleure image de soi. Mais comme je connais parfaitement ma sœur, je lui dis «go» pour cette aventure», ajoute Mouaâdh. * Célébrité La célébrité est l’objectif de la plupart de ces candidats. A les entendre tous parler de passion pour la musique et de dons, on croirait que la Tunisie a dû attendre Star Academy pour découvrir toutes ces potentialités. En fait, c’est le prétexte avancé par la majorité. Et, en plus, c’est facile de se présenter comme un passionné de la musique et du chant. Wafa Braïek (élève) et Zina Zouaoui sont venues ensemble pour frapper à la porte de la célébrité. Une troisième amie leur tient compagnie. La première rêve en effet de devenir célèbre. A son sens, il ne serait pas intelligent de tenter sa chance par ces temps où les stars poussent comme des champignons. Zina partage aussi l’avis de Wafa. Elle cite alors l’exemple de Hayfa Wahbi qui ne brille que par sa carrure. Elle pense également que la Star Academy est l’un des chemins les plus courts pour se faire de l’argent et réaliser ainsi beaucoup d’objectifs : «Je veux devenir star et récolter de l’argent», renchérit Mohamed Chaker. Sana Samti s’est déplacée de Siliana. A 24 ans, elle est couturière et veut devenir célèbre. Elle s’est fait accompagner par sa mère. Celle-ci ne semble pas trop comprendre ce qui se passe autour d’elle. Mais elle avoue qu’elle ne s’est pas opposée à la volonté de sa fille et qu’elle l’a tout de suite encouragée à faire ce qu’elle veut. C’est aussi le cas de Khemaïes Habibi de Borj El Amri. Il accompagne sa fille Marwa. Pour lui, elle a fait un choix et il se doit de l’encourager sur toute la ligne : «Si elle n’avait pas le don, je ne l’aurais pas laissé faire ce chemin», conclut-il. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com