Les centres d’intérêt des jeunes : La famille et les études, en tête de liste





Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d’une jeune personne? Nombre de parents et d’adultes en général trouvent l’attitude des jeunes incompréhensible. D’autres ont du mal à cerner ce que peut bien vouloir un jeune. Pourtant, ces jeunes ne sont pas aussi complexes qu’ils n’en donnent l’air. Certes, ils ont un mode de vie propre à eux, mais ils ne sont pas pour autant difficiles à comprendre. Quels sont justement les centres d’intérêt des jeunes? Tunis - Le Quotidien Qu’ils soient studieux, brouillons ou nonchalants, pratiquement tous les jeunes ont quelque part des centres d’intérêt qu’ils tentent d’atteindre et de concrétiser au gré des moyens disponibles. Ces centres d’intérêt différent d’une jeune personne à une autre car ils constituent l’expression, le plus souvent, d’ambitions strictement personnelles. Chacun, selon ses propres aspirations et ses propres tendances, se fixe des objectifs et voue son attention envers certaines choses plus que d’autres. Qu’est-ce qui leur tient justement à cœur? Qu’est-ce qui fait courir les jeunes dans ce registre? Et comment procèdent-ils pour atteindre les objectifs qu’ils ont fixés et donner corps à leurs projets? Dhaker, 17 ans, élève, canalise toute sa concentration à ses études. En second lieu, il a d’autres petits projets et certaines choses qui lui tiennent à cœur. «Grand nombre d’enseignants, de parents et d’adultes pensent qu’un jeune n’a pas la tête sur les épaules et qu’il prend les études à la légère. La raison en est nous tenons à avoir des moments de loisir ou même de farniente. Or, mis à part quelques exceptions, la majorité des jeunes prennent au sérieux leurs études et leur avenir. Je sais que je dois travailler dès maintenant pour me garantir un avenir serein. Mes études figurent en tête de la liste de mes priorités. En second lieu, vient le sport.Je suis un sportif et je joue dans une équipe de football. Je rêve de réussir mes études et de devenir un footballeur professionnel. Ceci dit, d’autres choses sont aussi importantes pour moi comme les liens familiaux et l’amour. Ces deux notions sont capitales pour que l’être se sente équilibré. En revanche, je peux me passer complètement des amis... De nos jours, l’amitié s’avère être une monnaie rare. Il vaut donc mieux apprendre à vivre sans amitié. La famille et l’amour peuvent nous procurer l’équilibre effectif qu’il faut», dit-il. Brahim, étudiant, 19 ans, accorde aussi le plus grand intérêt à ses études, juste après vient l’amour. «Je peux dire que je consacre plus de 80% de mon énergie, de mes capacités et de mon intérêt à mes études. Je viens d’une famille modeste et pour pouvoir vivre convenablement et me garantir un avenir confortable, je n’ai qu’une seule et unique alternative: étudier.Je tiens à réussir brillamment pour avoir ma maîtrise le plus tôt possible et dénicher un emploi respectable. Le peu d’énergie qui me reste, je le consacre aux choses affectives. J’ai besoin d’aimer et de me sentir aimé pour que ma vie ne soit pas tout de même trop plate», dit-il. Wafa Rebhi, candidate au bac, 18 ans, partage sa vie en deux rangs. Celui des choses essentielles et celui des choses nécessaires.Selon la jeune fille, il est impossible qu’elle conçoive sa vie sans l’un de ces composants. «Beaucoup de choses me tiennent à cœur. Si j’aurais à citer toutes les choses qui me sont importantes, je ne vais pas pouvoir finir. Mais je dirai que si je les classe en deux rangs, ma famille et mes études viennent en premier lieu. D’abord, ma famille, c’est mon origine et mes racines et nul ne peut vivre sans ses racines. Quant à mes études, c’est ma raison de vivre, puisque c’est grâce à mes études que je peux garantir tout mon avenir. Ensuite, viennent l’amour et l’amitié qui, à mon sens, sont aussi importants et essentiels pour l’équilibre affectif de tout un chacun. Dans l’autre rang il y a des choses qui sont aussi importantes dans ma vie tel mon cellulaire. Je n’imagine plus pouvoir vivre non plus sans télé, sans loisirs ni mon ordinateur... Toutes ces choses font désormais partie de ma vie», dit-elle. Mohamed Zahani, candidat au bac, 18 ans, accorde aussi la plus grande partie de ses intérêts à ses études. Le jeune homme trouve que c’est le moment de se concentrer sur les études pour se garantir un avenir radieux. «Mon souci majeur est de réussir mes études pour cerner à peu près où est-ce que je vais aller... Je dois savoir qu’est-ce que je veux faire pour pouvoir me fixer. Je pense aussi que c’est capital de se distraire. A un jeune âge, on a absolument besoin de sortir, de se divertir, de se distraire, de voir la télé, d’aller en discothèque, de faire du sport, d’avoir beaucoup d’amis, d’aimer et d’être aimé. Plus tard, j’aurais plusieurs responsabilités et je n’aurais plus peut-être le temps pour ce genre de choses. Par ailleurs certains gadgets sont de nos jours importants pour nous comme le portable, le P.C. Je passe beaucoup de temps à naviguer sur le web et à jouer avec des jeux sur ordinateur et cela me permet de me distraire», dit-il. Abir CHEMLI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com