Anouar Braham au Liban : Un film documentaire sur les horreurs sionistes





La guerre contre le Liban ne cesse d’inspirer les artistes et les intellectuels. Anouar Braham qui en fait partie se rendra dans les jours à venir au pays du Cèdre pour réaliser un film documentaire. Depuis la fin de la guerre, nombreux sont les artistes qui ont manifesté leur soutien indéfectible au peuple libanais en multipliant les actions de solidarité. Anouar Braham a fait partie des artistes qui ont traduit dans la pratique cette solidarité. Le 5 septembre dernier Anouar Braham a participé à Paris à un concert de soutien au profit de la Croix rouge libanaise. Son qui a eu lieu au théâtre «Rond Point» de Paris, a drainé un public nombreux d’intellectuels, d’hommes de lettre et de culture. Mais ce n’est pas la seule ambition de l’artiste. Anouar Braham se rendra prochainement au Liban pour réaliser un film documentaire auprès d’artistes et intellectuels libanais et recueillir leurs témoignages au lendemain de la guerre qui a ravagé leur pays. A travers ce film, Anouar Braham a pour objectifs avoué de donner la parole aux intellectuels libanais, hommes de culture et artistes qui constituent une des élites les plus actives et les plus brillantes du monde arabe. «Leur parole m’a manqué», a-t-il dit. Et d’ajouter : «J’ai écouté pendant cette guerre, le flot continu des voix des politiques, des commentaires des ONG, des porte-parole militaires, des experts en tous genres, mais très peu d’échos me sont parvenus des artistes et des intellectuels, des bâtisseurs de rêve», souligne le compositeur tunisien. * Désolation Anouar Braham ne cache pas sa désolation et le chagrin qui ont envahi son cœur tout au long de la guerre. «J’ai passé le mois de guerre au Liban devant les écrans de la télévision et de l’ordinateur zappant sur les chaînes et surfant sur Internet. Ce feuilleton interminable d’images de mort et de destruction diffusées en boucle au point de perdre toute réalité, inspirent un sentiment d’impuissance face à l’horreur et m’ont, à la fois, meurtri et plongé dans un profond malaise», confie avec amertume Anouar Braham. Mais, après cette guerre, l’artiste n’a pas voulu se contenter des images d’horreur qu’il a vues à la télévision. «Le cessez-le-feu étant enfin décrété, j’ai d’abord voulu me rendre immédiatement à Beyrouth, pour voir de mes propres yeux, pour comprendre, pour ressentir de plus près la réalité de ce qui s’est passé et d’y prendre part à ma manière», dit Anouar Braham. Ainsi, après que l’idée ait mûri, l’artiste l’a transformée en un projet qui consiste à réaliser et produire un film documentaire auprès des artistes libanais. «Il est pour moi important de les écouter, de recueillir leurs témoignages», a précisé Anouar Braham. Le compositeur tunisien séjournera à cet effet à Beyrouth, comme dans le sud du Liban. Il aura des entretiens avec Joseph Samaha, journaliste, Elias Khoury, romancier, Abbas Baidhoum, poète, Bernard Khoury, architecte, Ghassem Salhab, cinéaste, Nahla Chahal romancière, Elie Saab, styliste, Nidhal Achkar comédienne, Carole Samaha chanteuse et bien d’autres personnalités encore. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com