Les bombes à sous-munitions : Un fléau qui continue de tuer au Liban
Tyr-Agences Un mois après la fin des hostilités entre Israël et le Hezbollah, les médecins du Liban sud continuent de traiter les victimes des sous-munitions dispersées par Israël, et ce fléau semble difficile à éradiquer. “Depuis le cessez-le-feu, nous avons soigné ici 28 blessés et leur nombre augmente de jour en jour”, assure Abdallah Chehab, responsable des infirmiers de l’hôpital Jabal Amel de Tyr. Et la majorité des blessures, dit-il, sont “graves et dangereuses”. Depuis le 14 août, trois civils ont été tués et une cinquantaine d’autres ont été blessés par les sous-munitions israéliennes dans la seule région de Tyr, selon un bilan de la police. Le dernier en date, Chadi Aoun, blessé jeudi dans un verger de Chabriha, à l’entrée nord de Tyr, a dû être amputé d’une jambe. Jeudi également, deux jeunes gens, Youssef Mrad (18 ans) et Ali Trad (19 ans) ont été blessés alors qu’ils faisaient paître leurs troupeaux près de Qaaqayiat al-Jisr, dans la région de Nabatiyé, plus à l’est. Dans l’ensemble du Liban sud, au moins 21 personnes, 16 civils et 5 artificiers de l’armée, ont été tués par les sous-munitions israéliennes, et plus de cent autres blessés, selon un bilan de la police. Les bombes à sous-munitions sont composées d’un conteneur principal qui libère en l’air plusieurs centaines de petites bombes sur une large zone, qui n’explosent pas nécessairement lors de leur impact, faisant ainsi planer une menace durable, à la manière d’une mine antipersonnel.

