Colloque international : Tunis, une cité, une histoire…





Ville aux multiples visages, Tunis est au centre de nombreux écrits et colloques internationaux. Un séminaire international doctoral autour du thème : «Tunis, Médina Ville neuve, Regards croisés sur un patrimoine» lui sera consacré et aura lieu du 18 au 23 septembre, à la Souleimanya. «Tunis la blanche», «Tunis la protégée», «La vieille cité», telles sont quelques-unes des dénominations que certains historiens, architectes et chroniqueurs ont utilisées à travers leurs écrits et qui nous ouvrent une fenêtre sur le passé et le présent de cette ville-mémoire et de sa vieille cité, La Médina. Ce séminaire doctoral international qui sera consacré à Tunis et sa vieille cité et auquel prendront part des universitaires tunisiens et étrangers braquera pleins feux sur l’ensemble des aspects urbains de Tunis. Ce colloque qui s’étalera sur trois jours donnera donc une occasion idoine à ces universitaires pour aborder des thèmes comme «Ville et Processus de patrimonisation», «l’Image de la ville», «Patrimoine et politique de la ville», «La ville au miroir des monuments», «Politiques du patrimoine» entre autres. D’importants thèmes seront également au centre d’ateliers qui seront animés par des spécialistes venus du Canada, d’Algérie, de France etc. Il y a lieu de noter qu’au-delà des thèmes qui seront traités par les nombreux participants à ce séminaire, un accent particulier sera mis sur de multiples symboles de Tunis et de sa Médina qui constitueront l’épine dorsale de cette rencontre internationale. Ainsi, les Minarets élancés des mosquées de la Médina, tels des phares et les coupoles blanches de ses saints protecteurs seront au centre des débats. Ils témoignent des séquences d’une longue histoire omeyyade puis aghlabide, fatimide, ensuite hafside et enfin ottomane et housseïnite. Mais au-delà de ses quartiers résidentiels, de ses palais et demeures bourgeoises, objets de tous les écrits, Tunis nous intrigue à travers ses zones d’ombres, ses impasses et ses quartiers sobres qu’elle a su conserver jalousement. La ville se caractérise aussi par ses lieux de contrastes, mais également ses endroits sacrés, et certains de ses quartiers pauvres et lieux en ruine. Les participants à ce séminaire débattront aussi de Tunis en tant que lieu de durée et des temps lointains que symbolise encore la Médina. En effet, la vieille cité qui fait face aux transformations, tous azimuts, s’est vue doublée depuis plus d’un siècle de plusieurs quartiers résidentiels qui sont devenus une autre ville à part. Mais la Médina reste à la capitale, ce que l’âme est au corps. Derrière ses portes et les remparts, s’étalent les quartiers de la ville neuve, qui commencent à la cité européenne. C’est d’ailleurs, de la ville neuve que démarre la cité européenne d’antan, laquelle a été largement dépassée par la forte extension urbaine qu’a connue Tunis, au milieu du siècle passé et qui se poursuit de nos jours. De tous les aspects de cette extension et de l’évolution de la Médina et de la situation de la ville neuve, les spécialistes des ruptures et de l’évolution urbaine et architecturale en débattront au cours de cette rencontre internationale. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com