La grille ramadanesque sur T7 et C21 : Priorité aux productions tunisiennes





Cinq millions de dinars, tel est le budget alloué cette année pour la production des feuilletons et des sitcoms qui seront diffusés durant le mois sacré de Ramadan. Ce chiffre a été avancé par le DG de l’Etablissement de la Radio et de la Télévision tunisienne, M. Mustapha Khammari, lors d’une conférence de presse donnée hier, au siège de l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure. Invitée à réduire le budget réservé pour la production et à satisfaire en même temps toutes les attentes des téléspectateurs, la télévision doit faire face à plusieurs défis qualitatifs, quantitatifs et surtout financiers. «Le coût élevé de la production des feuilletons et de toutes les émissions en général nous obligent à aller chercher d’autres moyens de financement du côté des sociétés privées. Je ne vous cache pas qu’un épisode du sitcom «Choufli Hal» (Trouves-moi une solution) coûte entre 27 et 28 mille dinars, vous pouvez ainsi calculer le coût de ce sitcom et imaginez le coût de toutes les productions. Pour cette année, les feuilletons et les sitcoms nous ont coûté cinq millions de dinars», déclare d’emblée M. Khammari en mettant l’accent sur la nécessité d’améliorer et d’augmenter de plus en plus la production audiovisuelle nationale pour atteindre l’auto-suffisance et entrer ainsi en concurrence avec les autres chaînes arabes. Pour cette année, l’ERTT a opté dans sa grille ramadanesque pour la programmation de divers programmes «made in Tunisia» et qui ont été produits par l’Agence nationale pour la promotion de l’audiovisuel. Les téléspectateurs découvriront sur l’écran de la chaîne satellitaire T7, la 3ème partie du sitcom «Choufli Hal», la série «Aziza et Younès», les deux feuilletons «Nwassi Wa Etteb» et «Asrar Aïlya» (secrets familiaux), «Les contes de Laroui» etc. Parmi les programmes qui amorcent un retour durant ce mois sacré de Ramadan, figurent notamment la célèbre émission «Dlilek Mlak» qu’anime Sami Fehri. «Nous avons trouvé un terrain d’entente avec les producteurs de cette émission surtout concernant le financement de l’émission pour garantir les droits du producteur mais aussi nos droits en tant qu’établissement public. Nous encourageons ce genre d’initiatives qui nous permet d’obtenir des émissions de qualité au moindre coût. Comme vous le savez, ces émissions coûtent très cher et les Tunisiens aiment et exigent ce genre de programmes et nous devons répondre à toutes les attentes», a remarqué le DG de l’ERTT. D’ailleurs, les programmateurs ont misé sur les productions nationales qui seront présentes avec un taux de 91,25% de l’ensemble des émissions programmées. Pour les programmes qui viennent d’ailleurs, les téléspectateurs découvriront le feuilleton syrien «Kassr Al Khawater» qui réunira des têtes d’affiche syriennes dont on cite Wael Ramadan, Amel Arafa, Salma Masri, etc. La chaîne des jeunes C21 offrira à son public l’occasion de découvrir une nouvelle production dramatique intitulée «Aouled Al youm» (Les jeunes d’aujourd’hui) qui porte la griffe de Mohamed Damak. «Si cette série trouve le succès souhaité, nous essayerons de produire une deuxième partie… Nous voulons vraiment que cette chaîne retrouve son éclat et arrive à répondre à toutes les attentes des jeunes. Nous avons un rôle pédagogique à remplir comme il se doit. C’est un devoir!», a souligné M. Khammari qui a tenu à jeter la lumière sur quelques axes de la stratégie de la programmation au niveau de l’ERTT mais aussi sur quelques faux problèmes qui touchent la sélection des programmes qui doivent «suivre toutes les étapes de la démarche officielle sans exception». Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com