Poliomyélite : Des experts internationaux en conclave à Tunis





Les directeurs des laboratoires de poliomyélite dans la région Est de la Méditerranée sont en conclave à Tunis depuis hier. Leur dixième rencontre qui se poursuit jusqu'à mercredi sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé s’inscrit dans le cadre de la lutte contre ce virus qui ravage encore les enfants. Tunis - Le Quotidien D’emblée, le Dr. Houcine Abderrazak El Jazaïri, Directeur régional de la région Est de la Méditerranée, se réjouit d’un événement qui concerne l’Egypte. En effet, ce pays frère ne comptera plus de cas de poliomyélite à la fin 2006 : “c’est le succès par excellence réalisé par le programme”, affirme le Dr. El Jazaïri. Il y a lieu de rappeler que ce virus sévissait dans plus de cent vingt-cinq pays répartis sur les cinq continents. A cette époque, la prévalence était de trois cent cinquante mille cas par an. Grâce aux systèmes de détection, une importante évolution quant à la contamination par ce virus est remarquée dans plusieurs pays. D’ailleurs, la détection constitue l’un des piliers des stratégies d’éradication de la poliomyélite. En Tunisie, le ministre de la Santé publique, dont l’allocution a été présentée par le Dr Hichem Abdessalem, Directeur de la Coopération technique au ministère, affirme que le vaccin de la poliomyélite a atteint une couverture de 95% depuis le début des années 90 : “le dernier cas a été enregistré en 1992”, précise-t-il. Et d’ajouter que la vigilance est toujours de mise aussi bien dans les laboratoires qu’au sein des structures du ministère afin de détecter rapidement d’éventuels cas importés. Si en Tunisie, tout semble aller pour le mieux, la situation est plutôt alarmante dans d’autres pays dont l’Afghanistan et le Pakistan où récemment vingt six et seize cas ont été respectivement annoncés. A noter que le travail en Afghanistan est justement paralysé à cause des conflits. Les zones touchées sont inaccessibles jusqu’alors en attendant des jours meilleurs. Le Directeur régional de l’OMS pour l’Est de la Méditerranée souligne également l’activité importante qui a marqué les laboratoires l’année précédente. Et ce, à cause des foyers qui se sont déclarés au Yemen et en Somalie. A préciser que la situation est retournée à la normale au Soudan depuis plus d’une année. Malgré les lueurs d’espoir qui paraissent dans plus d’un pays, les efforts des laboratoires de recherche continuent afin d’éradiquer définitivement ce fléau. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com