En chute libre dans les sondages : Olmert contre-attaque





Al Qods occupée-Agences
En chute libre dans les sondages depuis la guerre au Liban, le Premier ministre israélien Ehud Olmert affiche son indifférence au feu de critiques qui s'abat sur son gouvernement et fustige ses détracteurs qui, selon lui, n'auraient pas fait mieux.
Seuls 22% des Israéliens se déclarent satisfaits de la politique d'Ehud Olmert, selon deux sondages rendus publics jeudi. Ils étaient 77% à la mi-juillet, peu après le déclenchement de la guerre contre le Hezbollah chiîte libanais.
Interrogés sur la personne la plus apte à diriger le gouvernement, seuls 7% des Israéliens citent l'actuel Premier ministre.
La popularité d'Ehud Olmert, mais également celle du ministre de la Défense Amir Peretz (travailliste) et celle du chef d'état-major Dan Haloutz, s'est effondrée avec la vague de critiques suscitée par l'impréparation de l'armée et son incapacité à briser l'appareil militaire du Hezbollah.
En outre, les deux soldats, n'ont toujours pas été libérés plus d'un mois après une guerre qui a fait 162 morts israéliens dont 41 civils.
Mais Ehud Olmert fait mine de n'être affecté en rien par ces accusations, dont certaines ont été formulées par d'anciens hauts gradés.
"Je n'ai pas de doute sur le fait que nous avons gagné la guerre", déclare-t-il au quotidien Maariv à l'occasion d'une série d'interviews accordée pour le nouvel an juif, qui débute ce soir.
Au quotidien Yediot Aharonot, le Premier ministre affirme: "Je n'ai pas le sentiment d'avoir eu à faire face à des décisions que j'étais incapable de gérer".
Et il contre-attaque et dénonce les attaques de l'ancien chef d'état-major Moshe Yaalon en les mettant sur le compte de "l'amertume et de la rancoeur" de cet ancien général qui n'avait pas été reconduit dans ses fonctions en 2005 par le Premier ministre de l'époque, Ariel Sharon.
Quant à l'actuel ministre du Transport et ancien ministre de la Défense, Shaul Mofaz, Ehud Olmert demande: "Quelle guerre aussi complexe que celle que nous venons de mener, Mofaz a-t-il conduite?".
Pour le Premier ministre, ses détracteurs obéissent avant tout à des motivations politiques.


Le chef d'état-major exclut de démissionner
Critiqué pour sa gestion de la guerre contre le Hezbollah cet été, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Dan Haloutz, a défendu ses choix, affirmant qu'il n'avait pas l'intention de démissionner.
Après l'arrêt des combats, le 14 août, des réservistes s'étaient plaints d'avoir reçu des ordres confus, d'avoir été mal équipés et même d'avoir manqué de nourriture. Des enquêtes préliminaires ont également montré que certaines cartes de Tsahal étaient incorrectes, et des généraux de réserve ont critiqué le général Haloutz, un ancien chef d'aviation, pour avoir privilégié les bombardements aériens au détriment des opérations au sol.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com