Les alliés de Siniora montent au créneau





Beyrouth-Agences
Les alliés du Premier ministre libanais Fouad Siniora se sont mobilisés ce week-end pour contrer les attaques politiques du Hezbollah, accusé par ailleurs de se réarmer et de faire le jeu de la Syrie.
Deux des ténors du bloc anti-syrien, Samir Geagea et Walid Joumblatt, ont rejeté les appels du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à un remaniement du gouvernement, auquel le parti chiîte veut associer ses alliés, notamment pro-syriens.
"Le fossé se creuse rapidement entre le Hezbollah et les forces du 14 mars", titrait hier le journal de langue française L'Orient le Jour, en référence au mouvement né d'une grande manifestation anti-syrienne à Beyrouth le 14 mars 2005.
Geagea, chef du parti chrétien des Forces libanaises, a estimé qu'un gouvernement fort, réclamé par le Hezbollah, était incompatible avec le maintien de l'autonomie politique et de l'arsenal militaire de la formation chiite. Et Walid Joumblatt, qui dirige la communauté druze, a déclaré "qu'un Etat fort, juste et capable est l'Etat de droit, d'une loi unique, avec des armes uniquement aux mains de l'armée".
Paris a ajouté sa voix aux démonstrations de soutien à Siniora, qui est pour la France et l'Europe un élément-clé. Pour l'Union européenne et l'ONU, le succès de ces efforts dépend de la capacité de Siniora et de son gouvernement, où siègent deux ministres du Hezbollah, à mettre en œuvre la résolution 1701 de l'ONU, qui envisage notamment le désarmement de la milice chiîte.
"La seule solution pour combattre le Hezbollah et son chef Nasrallah, c'est d'aider le gouvernement de Fouad Siniora" à reconstruire son pays, a estimé le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com