Ben Eliezer : «Nous finirons par avoir la tête de Nasrallah»





Le ministre des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer, a expliqué qu'Israël n'avait pas essayé d'éliminer le leader du Hezbollah, Hassan Nassrallah, pour ne pas provoquer la mort de centaines de personnes présentes au rassemblement.

Le Quotidien-Agences
"Tout d'abord, Nassrallah est un mortel et nous finirons bien par l'avoir un jour ou l'autre (...) il est mauvais pour tout le monde et ne vous en faites pas, nous l'aurons," a indiqué le ministre.
Binyamin Ben Eliézer (travailliste), membre du cabinet ministériel restreint et ancien ministre de la Défense, a mis en garde contre une éventuelle attaque surprise contre Israël, menée soit par la Syrie soit par le Hezbollah. Ben Eliézer a souligné qu’il fallait prendre au sérieux les menaces de Nassrallah, rappelant au passage que le chef chiîte possédait 20 000 missiles. Le ministre a estimé que Tsahal devait se ressaisir et se préparer à une telle offensive.
Sur le terrain, une réunion de coordination sous les auspices de l'ONU mettait hier la dernière main au retrait israélien du Liban sud, qui devrait intervenir au plus tard au début de la semaine prochaine.
Selon des sources parlementaires israéliennes, citant le ministre de la Défense Amir Peretz, les troupes israéliennes auront achevé leur retrait du Liban "d'ici vendredi ou au début de la semaine prochaine", un mois et demi après la fin de la guerre entre l'Etat juif et le Hezbollah chiîte libanais.
A Naqoura, au Liban sud, des représentants de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et ceux des armées israélienne et libanaise ont entamé leurs discussions afin d'établir un calendrier de retrait de l'armée israélienne de ces dernières positions toujours occupées à la frontière.
Peretz a indiqué devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense que le retrait total est retardé, à défaut "d'un accord avec la Finul sur les règles d'engagement des casques bleus et de Tsahal en cas de violation du cessez-le-feu" par le Hezbollah.
Selon lui, quelques centaines de soldats israéliens sont encore présents au Liban, où l’armée avait lancé le 12 juillet une offensive au Liban.
La veille, l'ONU a indiqué que l'armée israélienne occupait toujours dix zones de la région frontalière du Liban sud.
Les responsables israéliens avaient assuré que le repli s'effectuerait
lorsque les effectifs de la Finul seraient de 5.000 hommes, seuil atteint la semaine dernière.
"Les deux parties (israélienne et libanaise) ont pris du retard", avait noté le commandant Philippe Lebrat, assistant du commandant de la Finul, le général français Alain Pellegrini. Mais avait-il assuré, "le processus de retrait n'est pas arrêté. Il n'y a pas de point de blocage, c'est un problème d'inertie du système".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com