E.S.T. : Contacts avec Eric Monbaerts





Le football est ainsi fait. Khaled Ben Yahia qui a remporté le doublé il y a quelques mois à la tête de l’Espérance se trouve remercié pour insuffisance de résultats mais aussi pour d’autres raisons encore.

Le divorce entre l’Espérance et Khaled Ben Yahia était dans l’air depuis quelques temps déjà. Trois parités successives en championnat, un nul peu glorieux à Malabo face à un novice sur le plan africain, Renacimiento, une attaque peu efficace, une manière de jouer peu conforme aux moyens du club beaucoup de pression sur le dos du coach (une suspension de quatre matches) et pour couronner le tout une prestation médiocre assortie d’un nul blanc jeudi face au néo-promu à El Menzah. C’était plus que suffisant pour précipiter le départ de Khaled Ben Yahia dont le passage au Parc B n’a pas toujours été serein, surtout que ses «détracteurs» n’ont jamais caché leurs intentions. Ainsi, comme le veut la règle en football, quand ça ne tourne pas rond, c’est le coach qui s’en va. Hier au Parc B, Belhassen Meriah était appelé à préparer l’équipe au match de demain à Bizerte face au CAB en attendant l’arrivée du nouveau coach.

Zouhir à Paris
A ce sujet, on a appris de source sûre que Aziz Zouhir, le président de l’Espérance s’est envolé à Paris dans le but de dénicher un technicien d’envergure. Il était question, il y a quelques temps déjà du Français Jean Petit, mais aux dernières nouvelles, celui-ci aurait exigé une forte somme d’argent et serait en contacts avancés avec un club espagnol, Zouhir aurait changé de cap pour chercher à enrôler le Français Eric Monbaerts, ex-entraîneur du FC Toulouse, de Guingamp et membre du staff technique du centre de formation du PSG. C’est dire que le champion de Tunisie en titre opte pour l’école française et le nouvel entraîneur sera certainement connu incessamment.

Jamel BELHASSEN

Chronique d’un divorce annoncé

Bien cruel ce monde du foot. Khaled Ben Yahia qui a contribué l'année écoulée au doublé remporté par l’Espérance quitte aujourd’hui la scène sur la pointe des pieds.

Il a été poussé par derrière par tant de pression, de scores nuls, de critiques justifiées ou pas, mais aussi par des détracteurs qui n’ont jamais apprécié sa conception du football ou sa manière rigide de répondre aux questions des journalistes.
Pourtant, il a été placé aux devants de la scène sportive la saison écoulée pour avoir fait d’une Espérance malade un champion que personne n’attendait. Protégé par le Bureau Directeur du club et des milliers de fans, Ben Yahia a dû faire face, à l’aube de cette saison, à une série d’attaques, favorisée par des résultats peu conformes aux moyens du club. Une défaite à Sousse en Coupe de la CAF quoique étriquée, quatre parités en Championnat et surtout un nul peu glorieux en Guinée Equatoriale et enfin une sortie «honteuse» avant-hier face au néo-promu, l’O. Béja à El Menzah ont fini par avoir raison de la patience des supporters les plus chauvins et de celle du président Aziz Zouhir.
A l’évidence, l’ambiance au sein de l’équipe seniors n’était plus favorable à un décollage attendu. Les rapports entre le coach et certains joueurs n’étaient plus au beau fixe et la suspension pour quatre matches n’a fait que compliquer la tâche. Dans ces conditions, le divorce est devenu inéluctable. Une issue somme toute logique dans ce monde du football. Quand les résultats positifs viennent à manquer, le doute s’installe et les mauvaises langues se délient. Comme quoi, le départ de l’ancien capitaine de la sélection était dans l’air depuis quelque temps déjà.
Et tel un héros de la tragédie grecque, il a tout fait pour repousser l’échéance, luttant contre une force vraiment supérieure pour s’avouer finalement vaincu par tant d’adversité et par cette implacable loi du football qui fait que seules les victoires constituent la principale nourriture d’un coach.
Khaled Ben Yahia, qui a inscrit son nom sur les tablettes du glorieux palmarès du club sang et or en tant que joueur puis entraîneur, pourra maintenant méditer sur ce métier ô combien complexe et revenir peut-être un autre jour plus fort et mieux armé.

J.B.


39 ans après
Il faut remonter à la saison 1967/1968 pour avoir trace d’un parcours jugé lamentable du champion sortant en ce début de saison (4 points en 4 journées). En effet, il y a 39 ans de cela l’équipe espérantiste s’était contentée d’un maigre bilan pour son entrée en compétition avec un petit succès sur le CSHL (2-1) un nul contre le CAB (0-0) et deux humiliantes défaites contre le SRS (1-3) et l’ASM (1-2). Cela donne le même nombre de points ramassés, ces jours-ci par le champion usé... mais le parcours le plus catastrophique de l’histoire des «Sang et Or» date de la saison 1971 - 1972, avec seulement deux points récoltés au terme de quatre journées agrémentées par deux nuls (CSS 1-1, CAB 0-0) et deux défaites (USMo 0-1 et ST 1-3).
A l’opposé, l’équipe espérantiste s’est particulièrement distinguée avec un parcours parfait pour ses quatre premières rencontres à dix reprises, 4 victoires en 4 matches de début de saison c'était en 1960, 1961, 1971 (avant d’être dissoute), 1991, 1993, 1995, 1998, 2000, 2003, 2004.
De tels incidents de parcours peuvent se produire pour n’importe quel club si grand et prestigieux soit-il.

A.D.


Retour de Mahjoubi et Michaël
Demain face au CAB, l’équipe qui sera dirigée par Belhassen Meriah sera appelée à réagir pour arrêter cette série de «nuls». Les joueurs seront certainement sermonnés car ils ont eux aussi une part de responsabilité dans les résultats actuels. Jeudi face à l’OB ils ont paru peu motivés alors que le succès était impératif. Au niveau de la formation rentrante, Meriah devrait apporter quelques retouches, notamment au niveau du côté droit de l’équipe de l’attaque. Mahjoubi et Michaël, ménagés jeudi, sont désormais opérationnels et Yaken devrait reprendre son poste alors que Berrebat pourrait enfin être titularisé.

J.B.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com