CNAM-Syndicat des pharmaciens : Les négociations font du sur-place





Le bilan du nouveau round de négociations entre la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie (CNAM) et les prestataires de soins est jusqu’ici mitigé. C’est que le syndicat des pharmaciens d’officine fait encore de la résistance.

Tunis-Le Quotidien
Une nouvelle rencontre s’est tenue jeudi après-midi entre l’unique organisme qui gère désormais les régimes actuels de couverture maladie et le syndicat des pharmaciens d’officine sans pour autant débloquer la situation. Le débat a porté, à cette occasion, sur trois axes principaux de la convention sectorielle : les prix de référence des médicaments remboursables, les délais de paiement et l’information des officines.
Pour ce qui est des prix de référence des médicaments, la Caisse s’est attachée, selon des sources dignes de foi, à l’encouragement de l’utilisation des médicaments génériques dans le but de compresser les coûts. Ce point a suscité les craintes des pharmaciens d’autant que l’utilisation de ce type de médicaments moins chers pourrait réduire leur marge bénéficiaire.
Les médicaments ont été classés par ordre d’importance entre vitaux, essentiels et intermédiaires. Ainsi les taux de prise en charge varient entre 40 et 100%. Les médicaments classés facultatifs sont non remboursables.
Les délais de paiement ont été fixés à une semaine.
D’autre part, la question de l’installation d’un réseau informatique fiable reliant la Caisse aux officines a été au centre des débats. La promesse de la CNAM d’aider les gens de la profession dans la gestion de la dispense des médicaments à travers des aides (crédits souples, logiciels gratuits...) a laissé les pharmaciens sur leur faim. Ces derniers ont, en effet, fait savoir que les frais d’informatisation des officines sont très élevés surtout que beaucoup de pharmaciens souffrent de difficultés financières. «La rencontre n’a pas apporté du nouveau. Les négociations vont continuer car l’essentiel est d’arriver à un accord qui ménage les intérêts des deux parties. Rien ne sert de signer la convention sectorielle d’une manière hâtive», note Chedly Fazaâ, secrétaire général du syndicat des pharmaciens d’officines.
Sur un autre plan, des négociations seront bientôt entamées entre la Caisse et la Chambre des cliniques afin de fixer un cadre général des hospitalisations ouvert sur le secteur privé.
Le rythme actuel des négociations laisse apparaître l’attachement de la cheville ouvrière de la réforme de l’assurance-maladie à la signature du dernier lot des conventions sectorielles dans les plus brefs délais. L’entrée en vigueur du nouveau régime d’assurance-maladie ne devrait pas, en principe, dépasser le 1er juillet 2007.

W. K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com