Bush refuse l’appel de Maliki : «Pas de calendrier pour un retrait d’Irak»





Le Président américain vient une nouvelle fois de refuser un calendreier de retrait d'Irak et ce malgré l'appel du Premier ministre irakien, Maliki pour le départ des troupes US de Bagdad.

Le Quotidien-Agences
Le président américain George W. Bush a souligné qu'il n'y avait pas de calendrier établi pour un retrait des troupes américaines d'Irak, dans une interview publiée hier.
Bush a ainsi pris ses distances avec les informations sur un possible retrait des forces américaines d'Irak à partir de la fin de l'été prochain.
"Dans ce gouvernement, nous n'établissons pas de calendrier parce qu'un ennemi ajustera sa tactique en fonction de ce qu'il perçoit être l'action des Etats-Unis", a-t-il déclaré au quotidien USA Today.
La déclaration du chef de l'exécutif fait suite à une déclaration la semaine dernière du commandant américain en Irak, le général George Casey, qui avait indiqué que les renforts actuellement en cours de déploiement dans le pays pourraient commencer à quitter l'Irak vers la fin de l'été.
Le général Casey, qui accompagnait le secrétaire à la Défense Robert Gates, avait déclaré aux journalistes à ce propos: "Je crois que les projections sont pour la fin de l'été" dans la mesure où la sécurité à Bagdad montre des signes réguliers d'amélioration.
Le président américain s'est refusé à faire les mêmes prédictions et n'a pas écarté la possibilité que les troupes américaines soient encore en Irak après l'entrée en fonction de son successeur le 20 janvier 2009.
"Cela va être un long combat", a fait remarquer Bush à qui on demandait si l'Irak serait toujours un problème pour son successeur.
Le président Bush dans son discours sur l'état de l'Union le 10 janvier, a annoncé avoir opté pour une augmentation des troupes américaines en Irak avec l'envoi de quelque 21.500 soldats supplémentaires pour pacifier le pays, notamment la capitale et la province d'Al-Anbar. De premiers éléments ont commencé à arriver à Bagdad.
Interrogé pour savoir s'il avait tiré des enseignements de la débâcle du Vietnam, Bush a déclaré "oui, gagner. Gagner quand on est dans un combat pour la sécurité... S'il s'agit de la sécurité de votre pays, vous gagnez".
Par ailleurs le président américain a une nouvelle fois adressé des avertissements au régime iranien.
"Notre position est très claire, si nous prenons les Iraniens en train d'acheminer des armes dans le pays (ndlr, l'Irak) qui nuisent à nos troupes ou aux troupes irakiennes, nous nous occuperons d'eux" a déclaré George Bush. "En d'autres termes nous ne voulons pas que des groupes livrent des armes à l'Irak" a insisté Bush.
Ce refus intervient alors que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a proposé en novembre au président George W. Bush de retirer des troupes de Bagdad et de laisser son gouvernement assurer le contrôle de la sécurité dans la capitale, rapporte le Washington Post dimanche.
Le journal, qui cite plusieurs responsables de l'administration sans les nommer, écrit que Maliki a fait cette proposition à Bush lors de leur rencontre le 30 novembre à Amman. Mais selon le quotidien, le président Bush a rapidement rejeté cette idée et a opté pour une augmentation des troupes américaines en Irak avec l'envoi de quelque 21.500 soldats supplémentaires pour pacifier le pays, notamment la capitale et la province d'Al-Anbar, foyer de l'insurrection sunnite.
Toujours selon le Washington Post, la proposition de Maliki a été jugée irréaliste, mais signe d'une volonté plus franche de mettre fin aux violences confessionnelles, a estimé un responsable à la Maison-Blanche.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com