Le Liban se relève





Beyrouth-Agences
La vie a repris lentement hier au Liban, où les barrages routiers ont disparu malgré les stigmates des violences de la veille, mais le gouvernement comme l'opposition restent fermes sur leurs positions à la veille de la conférence de Paris.
L'opposition, après une journée de manifestations qui ont fait trois morts
et 133 blessés, a suspendu sa grève générale mais menacé une nouvelle fois d'une "escalade" si elle ne parvenait pas à ses fins.
Menée par le parti chiîte Hezbollah allié à des partis chrétiens elle réclame la démission du Premier ministre Fouad Siniora, que soutiennent les capitales occidentales.
Siniora, après un nouveau message de fermeté à l'adresse de ses opposants, a quitté le Liban hier, sitôt rouvert l'aéroport de Beyrouth, pour la France où il s'apprête à plaider devant les donateurs étrangers pour une aide à l'économie exsangue de son pays.
Mardi, la grève générale orchestrée par l'opposition a pris la forme d'une démonstration de force qui a paralysé le pays, où des groupes de manifestants ont barré les routes en brûlant des pneus ou carcasses de voitures.
Ponctuellement, des affrontements ont opposé partisans de l'opposition et du gouvernement, notamment dans des quartiers chrétiens de Beyrouth, ravivant le spectre des violences qui ont ensanglanté le Liban pendant 15 ans de guerre civile (1975-1990).
Hier, le pays se relevait de ces violences. Le trafic a repris à l'aéroport de Beyrouth, seul aéroport civil du pays, où 34 vols avaient été annulés mardi.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com