Taoufik Ben Abdallah : Seul le silence est grand





Elle n’est ni à photographier, ni à imiter ni à commenter ni même à vendre... Et peu importe le prix qu’on lui propose sur cette peinture à l’huile enveloppée de tous les mystères par Taoufik Ben Abdallah et c’est lui qui l’a dit.
L’enfant du Sud, Taoufik Ben Abdallah a décroché en 1993 son diplôme pour travailler dans un établissement des plans architecturaux par ordinateur et n’y est pas resté très longtemps, puisqu’il a préféré depuis quatre ans, offrir ses services autrement. Il est le directeur d’une usine de marbre du côté des Jardins d’El Menzah. Parallèlement à son boulot, il se veut dans le cercle de l’art. C’est quelqu’un qui affectionne le dessin, l’aquarelle et il est très à l’aise dans la peinture à l’huile. Mais il est encore (et c’est très confortable pour lui) absorbé par les recherches dans les arts plastiques... et tout autour.
Chez lui, il garde jalousement ses œuvres et il refuse de s’en séparer. C’est sa propre collection privée forte de près d’une vingtaine de toiles. C’est son œuvre à lui et pas à quelqu’un d’autre. Mais son chef-d’œuvre est une «contemplation». Une unique toile que va abriter le Club culturel Tahar Haddad dès aujourd’hui et jusqu’au 9 avril 2007.
De quoi, s’agit-il ? Réponse de l’auteur de ce tableau d’un mètre sur quatre-vingt et un centimètres: «Je me suis tout simplement interrogé sur la contemplation, en tant qu’homme, en tant qu’artiste et pourquoi pas en tant que penseur sur les choses. Je me suis donc basé sur la pensée comme terme philosophique et j’ai essayé de mettre là-dedans (c’est-à-dire dans mon œuvre) toute la culture de notre pays et c’est du pur et du condensé de toute une civilisation et vous allez voir qu’il s’agit d’un tableau unique en son genre. Car on ne peut ni le cloner, ni le prendre en photo et je viens de découvrir qu’historiquement parlant, c’est une première...», nous a-t-il dit en insistant et persistant avec une timide vanité.
Mais pour nous, ce tableau ou la démarche plastique de cette «œuvre» reste du moins pour le moment indécodable. C’est de l’énigme. Certes, tout autour il y a du bruit mais il faut voir, vérifier pour croire tous les dires. Surtout que sur l’invitation qu’on a reçue, il y a une sorte de mise en scène. Quelques clairs-obscurs ombragent un rideau blanc en mousseline qui tombe sur un mur fait de pierres à moitié taillées. Puis, il y a les informations qu’il faut pour annoncer l’exposition. Qui fait quoi, quand et où... Et pas plus. Une chose qui, par curiosité du moins, va nous conduire à la Médina de Tunis aujourd’hui vers 17h30... Afin de grignoter plus d’informations et enfin méditer... sur cette «Contemplation». Qui se veut dans le silence.

Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com