Dysfonctions érectiles : Quand le diabète dope les pannes





Le premier congrès des urologues de langue française sera organisé du 8 au 10 février prochain par la Société Tunisienne d’Urologie. Les dysfonctions érectiles figurent parmi les principaux thèmes qui seront discutés par les participants.

Tunis — Le Quotidien
Pour son premier congrès des urologues de langue française, la Société Tunisienne d’Urologie (STU) a choisi des thèmes d’actualité. Il s’agit principalement des dysfonctions érectiles et de l’incontinence urinaire.
Pour ce qui est des dysfonctions érectiles, le docteur Maher Ben Tiba, le secrétaire général adjoint de la STU précise qu’il existe deux types de dysfonctions.
D’un côté, nombreux sont les hommes tunisiens qui sont confrontés à des dysfonctions psychogènes. Elles touchent en particulier les jeunes actifs et les personnes stressées.
Jusqu’à maintenant, ce genre de dysfonctions est fréquent la nuit de noces «en rapport avec l’urgence sexuelle», explique le spécialiste selon le jargon médical. Cette urgence très répandue dans le milieu rural est telle que le marié ne résiste pas à la pression des traditions et des rituels. Ce qui provoque chez lui un blocage. Très souvent, la femme ne facilite pas la tâche du mari et c’est encore plus gênant.
Ces pannes qui surviennent la nuit des noces se produisent de manière fréquente d’après le Dr. Ben Tiba. A défaut d’éducation sexuelle, le mariage doit absolument être consommé d’emblée. De surcroît, la société dénonce généralement ces mauvais départs. Ce qui n’encourage pas les hommes à consulter des médecins. Ils considèrent que le problème est tabou au point de remettre en question leur virilité : «Quand ils viennent pour un examen, ils sont déprimés et pensent que ce problème n’arrive qu’à eux. D’ailleurs, ils n’évoquent cette panne qu’après avoir fait le tour de différents motifs de consultation. C’est difficile à accepter surtout que la partenaire joue rarement son rôle. La femme doute rapidement et soupçonne son mari d’infidélité. Ce dernier se retrouve alors dans une situation délicate et cherche alors à assurer. Et c’est de nouveau l’échec», souligne le Dr Ben Tiba.
Pourtant, les spécialistes sont unanimes quant à l’importance du rôle de la femme. Celle-ci est appelée à dédramatiser la situation et à mettre son partenaire en confiance.
Pour ces pannes, le traitement est assuré des fois par une thérapie de couple ou alors une prescription médicale ponctuelle ; laquelle aide uniquement à dépasser le cap et permet de reprendre des relations normales.
D’un autre côté, le médecin évoque les dysfonctions organiques qui se manifestent essentiellement chez les diabétiques. En effet, 80% des Tunisiens touchés par le diabète souffrent par ailleurs de troubles érectiles. Et d’ajouter que certains traitements hormonaux ou de l’HTA provoquent également des pannes réversibles.
Quant à l’incontinence urinaire, le Dr Ben Tiba souligne que cette maladie est très fréquente chez la femme notamment après la ménopause. Il s’agit des fois de petites fuites que les spécialistes parviennent à régler sans difficultés. D’autres fois, les problèmes sont plus sérieux. Mais dans tous les cas de figure, les traitements sous plusieurs formes existent. Cependant, l’incontinence est très mal vécue et représente encore un tabou chez la plupart des femmes.

M.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com