Michel Boujnah : Diatribe contre le «Lepénisme» identitaire





Comédien et humoriste de talent Michel Boujnah a ravi le public, samedi dernier, lors de la présentation de son spectacle: “Les nouveaux magnifiques”, à l’occasion de la clôture du Festival du rire.

A 20 heures, le comédien et humoriste franco-tunisien monte sur scène. Habillé en noir et blanc, avec un style à la “Saladin”, Michel Boujnah s’attaque à lui-même et aux maux de la société. “Nous les beaux magnifiques”, lance le comédien au public, une façon de le provoquer. Ensuite, l’humoriste adresse un “Bonsoir” à l’assistance sur un ton très vociférateur et même provocateur. Dans un style burlesque, le comédien s’en est pris aux tares de la société contemporaine, à savoir le mépris de l’autre et la haine. “La haine, n’est-elle pas le transport de l’amour?”, s’interroge-t-il en paraphrasant le dramaturge anglais Shakespeare.Avec un autre style profondément comique, Boujnah a donné un aperçu rétrospectif sur plusieurs questions et sujets, tels l’impérialisme, l’absence d’accueil et tant d’autres phénomènes qui dopent la haine entre les hommes, peuples et nations. “Chassez les “lepénistes”. J’ai trouvé le problème de Le Pen: Il a un problème avec son identité”. s’acharne-t-il contre les sympathisants de l’extrême droite. Le comédien, dans sa démarche humoristique, n’épargne pas non plus Shakespeare. Il s’acharne contre le dramaturge anglais pour n’avoir pas su visiter plusieurs pays et vulgariser la culture de l’amour.

Le syndrome du couscous
Sans épargner la société tunisienne et les maux auxquels elle fait face, Boujnah concocte tout un discours sur l’obésité. “C’est le résultat du syndrome du couscous en Tunisie”, lance-t-il à l’adresse du public. Le comédien franco-tunisien a braqué pleins feux sur les nouveaux magnifiques bourgeois qui tentent de se placer et se maintenir au plus haut niveau de l’échelle dans la société, tout en s’érigeant contre les autres classes sociales. Et d’ajouter: “Les politiciens ne s’intéressent pas à moi parce que j’occulte le caché dans la société. Tant qu’il y aura des auteurs pour écrire le théâtre et les spectacles, on ne va pas mourir. Il y aura des alter-magnifiques”, dit Michel Boujnah. Natif de Tunisie, ce comédien et humoriste a créé un véritable spectacle de rire qui a drainé un public fou. D’une durée d’une heure et trente minutes, “Les nouveaux magnifiques” a été une réussite et a fait explosé le rire chez un public dédié à sa cause. Et c’est également l’objectif de cette première édition du Festival du rire qui a tenu ses promesses et s’achève ainsi en beauté.

Ousmane WAGUE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com