Dépenses publicitaires en 2006 : 100 milliards de millimes pour faire monter la fièvre de la consommation…





Pour ceux qui produisent ce que nous consommons, le pari est que nous continuerons à consommer !… Pour ce faire, les entreprises d’agroalimentaire, de télécommunications, d’hygiène et autres, ont dépensé, en 2006, 100 milliards de millimes pour vanter leurs produits et services…

Tunis-Le Quotidien
Les Tunisiens sont entrés de plain-pied dans la société de consommation. Les résultats des enquêtes sur la consommation des ménages menées au cours des vingt dernières années confirment très bien ce constat.
Les entreprises se bousculent alors pour vendre tout ce qui se consomme. Et pour faire monter la fièvre les banques mettent la main à la pâte et proposent des crédits remboursables sur dix ou vingt ans. Derrière cette explosion de la consommation la publicité est l’étincelle qui enflamme le marché. Les entreprises tunisiennes concurrencées par des multinationales de l’agroalimentaire, de télécommunications, de produits d’hygiène et autres sont aujourd’hui contraintes de mettre la main à la poche pour faire de la publicité.
Les résultats de l’année 2006 pour ce qui est du marché de la pub pourraient donner une idée sur la concurrence qui anime le marché de la Tunisie. La publicité a grignoté en fait un peu plus de 100 milliards de millimes dans les budgets des entreprises opérant sur le marché local, toutes activités confondues.
D’après les résultats communiqués récemment par une agence spécialisée, le grand morceau des investissements réalisés par les principaux annonceurs présents sur le marché revient aux deux opérateurs de la téléphonie mobile. En partageant près de 10% des dépenses publicitaires en 2006, Tunisiana et Tunisie-Télécom, arrivent en tête du Top 10 des grands annonceurs. Viennent ensuite les entreprises du secteur agroalimentaire et l’industrie des produits d’hygiène.
Il s’agit au total de 145 annonceurs. Un nombre constant depuis 2003, toujours selon l’agence qui a effectué l’étude. S’agissant des supports préférés par ces annonceurs pour vanter leurs marchandises et services, les résultats de l’étude montrent que les médias classiques demeurent les canaux privilégiés. On a alloué en fait 45% des dépenses publicitaires pour réaliser et diffuser des spots à travers les chaînes télé. Les journaux ont profité quant à eux de 28% de ces dépenses. Le reste est allé aux autres supports (radio, affichages, prospectus…). Pour l’Internet, ce média demeure le parent pauvre de la pub en Tunisie.

H.G




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com