Exposition Un panaché de couleurs pour le nouvel an





Sadok Guemach, Brahim Azzabi et Néjib Chouk ont mis la main dans la main pour mettre quelques couleurs gaies sur les cimaises de la Maison de la culture maghrébine Ibn Khaldoun avant la tombée du rideau sur l’année 2006. Une exposition qui ornera cet espace jusqu’aux premiers jours du nouvel an et qui servira à adresser les meilleurs vœux à toute la famille artistique.

Ils se sont réunis pour le bien et…le meilleur. Le trio Guemach, Azzabi et Chouk a préféré clôturer l’année en beauté avec une exposition collective, lancée depuis mercredi dernier sur les cimaises de cette maison de culture, située à la rue Ibn Khaldoun. Trois approches artistiques se sont conjuguées pour écrire les dernières pages de cette année 2006 et offrir aux fidèles de cet établissement culturel une vision fraîche pour affronter la nouvelle année. Dans le silence qui règne sur la M.C Ibn Khaldoun, en l’absence d’autres activités culturelles, le visiteur peut se balader tranquillement entre les œuvres de Sadok Guemach qui a choisi de ne pas intituler ses tableaux et de les laisser dans l’anonymat. Une façon pour signaler peut-être aux visiteurs que l’interprétation est libre et que la lecture est toujours une deuxième création. Dans cette ligne d’idées,Sadok Guemach invite le visiteur à une vadrouille dans les arcanes de la Médina et d’autres lieux de mémoire. Comme une étoffe de damier mais avec des lignes en mouvement, l’œuvre de Sadok Guemach offre aux visiteurs plusieurs possibilités de lecture grâce à ces images qui jaillissent de ces carrés irréguliers. Des silhouettes de femmes en action, des vielles portes de la Médina, des mosquées…et d’autres détails de l’architecture se croisent sur le fond coloré de ces toiles qui esquissent la belle ambiance de ces lieux qui continuent à faire de la résistance. Avec huit tableaux, Brahim Azzabi participe à cette exposition collective ; huit tableaux qui ont vu le jour entre 1993 et 2006. Pour l’année actuelle, ce peintre a trouvé dans le silence de la nuit, la beauté de la nature et surtout dans la splendeur de la ville de Kairouan, de quoi nourrir son pinceau et ses toiles. Entre ces œuvres picturales, les photos de Néjib Chouk attirent l’attention grâce à cet esprit aventureux qui règne sur les différentes séries.Exposées, il y’a plus d’une année, ces photos ont vu le jour lors d’une expédition menée par une pléiade de spéléologues tunisiens dans les grottes naturelles de Djebel Essarj, situé à El Oueslatia,du côté du gouvernorat de Kairouan. Six séries dont les photos ont été prises à 300 mètres de profondeur relatent les péripéties de ce dialogue avec la nature. Un autre monde typiquement différent qui suscite la curiosité par ces couleurs dues aux diverses réactions chimiques des minéraux avec ces sources artificielles de lumière et ces formes qui sortent de l’ordinaire. Dans ces «Stalagmites, Stalactites», ce photographe semble trouver son chemin…et le fil conducteur pour enrichir son regard.
Rappelons que cette exposition se poursuivra jusqu’au 10 janvier 2007.

Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com