«Prévisible», selon son avocat : Saddam sera exécuté dans les 30 jours





Le Quotidien-Agences
L’ex-président irakien Saddam Hussein sera exécuté dans les trente jours par pendaison et «à n’importe quel moment à partir de marcredi», a déclaré hier un juge de cour d’appel, Arif Shaheen.
La cour d'appel irakienne a, en effet, confirmé hier la condamnation à mort de Saddam Hussein, a annoncé le porte-parole du Haut tribunal pénal irakien, Raed Jouy.
"La cour d'appel du Haut tribunal pénal a ratifié le verdict d'exécution de Saddam Hussein", a déclaré Jouy.
Ceci étant le porte-parole du Haut tribunal pénal irakien n'a pas souhaité préciser la date de l'éxécution qui "relève du pouvoir exécutif", a-t-il dit.
Saddam Hussein, son demi-frère Barzan Al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement et un autre de ses lieutenants avaient été condamnés à mort par pendaison le 5 novembre dernier dans l’affaire de Doujail. Aucune précision n'a été donné quant au résultat de l'appel des deux autres condamnés à mort.
Selon les statuts du tribunal, aucune autorité, pas même le président de la République, ne peut user du droit de grâce ni commuer les peines prononcées.
La confirmation par la cour d'appel irakienne de la condamnation à mort de Saddam Hussein était "prévisible", a affirmé hier Me Khalil Doulaïmi, avocat du président déchu qui a de nouveau dénoncé un "procès politique".
"Nous n'avons pas du tout été surpris car nous sommes convaincus que c'est un procès politique à 100%", a ajouté cet avocat, depuis la Jordanie (Amman).
Selon lui, "la décision de la Cour d'appel émane d'un homme politique: Mouaffak al Roubaie (le conseiller irakien à la Sécurité nationale, ndlr). Ce procès est politique +à cent pour cent+ et les organisations internationales des droits de l'Homme ainsi que les juristes doivent comprendre cela", a-t-il encore clamé.
"Ce jugement figure dans les agendas américain et iranien visant à diviser l'Irak et à l'engager dans une guerre civile", a poursuivi Me Doulaimi. Il a réaffirmé que toutes les décisions prises par le Haut tribunal pénal irakien, qui a instruit le procès de Doujail, étaient entachées d'"irrégularités", les avocats ayant été privés de leur droit de défendre leur clients et certains d'entre eux assassinés.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com