Téhéran maintient le défi





Téhéran-Agences
Le parlement iranien a voté hier une loi obligeant le gouvernement à "accélérer le programme nucléaire et réviser la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique", en réaction à la décision du Conseil de sécurité d'imposer des sanctions contre l'Iran.
Les députés ont approuvé d'abord le principe de la loi, puis son contenu, avec une forte majorité de plus de 160 députés, sur 203 votants.
Le texte stipule que "le gouvernement a le devoir, après le vote de la résolution 1737 (du Conseil de sécurité de l'ONU), d'accélérer le programme nucléaire et de réviser sa coopération avec l'AIEA".
Le Conseil des gardiens de la constitution a immédiatement approuvé la loi.
Le texte laisse toutefois le soin au gouvernement de décider de la façon dont il va revoir sa coopération avec l'AIEA.
"Il faut laisser aux responsables exécutifs l'interprétation de ce texte, c'est-à-dire au ministère des Affaires étrangères et au Conseil suprême de la sécurité nationale", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Hamid
Reza Assefi, venu défendre ce projet de loi au nom du gouvernement.
Le président du Parlement, Gholam-Ali Hadad-Adel a expliqué ensuite que "cela peut comprendre quitter le TNP (Traité de non-prolifération nucléaire) ou y rester. Nous laissons la main libre au gouvernement pour prendre les décisions".
Mais Hadad-Adel a aussi affirmé que l'Iran "n'a pas l'intention de quitter l'AIEA et le TNP", tout en ajoutant que "le gouvernement doit réagir en conformité avec les pressions internationales".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com