Réitérant son refus des sanctions de l’ONU : Ahmadinejad promet une “claque historique” à d’éventuels attaquants de l’Iran





Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a promis hier une "claque historique" à d'éventuels attaquants de l'Iran alors que, parallèlement le gouvernement évoquait un possible retrait du TNP.

Le Quotidien - Agences
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a promis mardi une "claque historique" aux pays qui envisageraient d'attaquer l'Iran à cause de son programme nucléaire.
Evoquant les pays qui soutenaient l'Irak dans son conflit contre la République Islamique (1980-88) le président a déclaré que si "elles réapparaissaient à nouveau contre l'Iran, la nation iranienne leur administrerait une claque historique".
"La nation iranienne défend ses droits au nucléaire et fera de son mieux pour les défendre", a ajouté le président dans un discours public dans la province du Khouzestan (sud), diffusé par la télévision.
Les Etats-Unis n'ont jamais exclu la possibilité d'user de la force pour amener l'Iran à suspendre son programme nucléaire controversé.
Mais jusqu'ici Washington a privilégié la voie diplomatique, qui a abouti le 23 décembre à l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies infligeant des sanctions aux programmes nucléaire et balistique iraniens.
Ahmadinejad a jugé hier que ce texte "n'a aucune validité et est complètement politique et illégal".
Selon lui, la résolution a été adoptée "sous la pression des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne et son contenu n'est pas très important".

* Représailles
Parallèlement le gouvernement iranien a évoqué hier la possibilité que l'Iran quitte le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) si le pays était "mis sous pression et privé de ses droits" au nucléaire.
"Si nous sommes mis sous pression et privés de nos droits, nous avons la possibilité de décider de rester ou de quitter le traité" de non-prolifération, a déclaré le porte-parole du gouvernement Gholam Hossein Elham, lors d'un point de presse.
Il a expliqué que le gouvernement avait toute latitude sur ce sujet, après l'adoption fin décembre d'une loi en ce sens.
Cette dernière "n'implique pas nécessairement de quitter le TNP ou de poursuivre dans la situation actuelle", a précisé Elham.
Le Parlement iranien a adopté le 27 décembre un texte obligeant le gouvernement à "réviser la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique" (AIEA), après l'adoption de sanctions de l'ONU contre Téhéran.
Mais la loi a laissé au gouvernement le soin de décider de la façon dont il doit revoir sa coopération avec l'agence, et aucune mesure concrète n'a encore été annoncée.
Le texte est une mesure de rétorsion à la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 23 décembre, qui inflige des sanctions aux programmes nucléaire et balistique iraniens.
Elham a qualifié la loi de simple "option fournie au gouvernement" pour décider de la marche à suivre.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com