Marché central : Après l’Aïd et le réveillon, l’offre finit en queue de poisson…





Le repli qui caractérise généralement l’activité commerciale durant la période succédant les fêtes s’est confirmé tout au long de la semaine en cours. Au marché central de la Capitale les marchands de fruits et de légumes et surtout les bouchers, les volaillers et les poissonniers éprouvent du mal à tirer leur épingle du jeu…

Tunis-Le Quotidien
Au départ, il convient de faire remarquer que le marché des produits agricoles et de pêche n’a jamais échappé aux répercussions de la période de repli succédant les événements de fêtes.
Mais pour cette année, la coïncidence à deux jours prés de la fête de l’Aïd El Idha avec le jour de l’An, semble avoir poussé la plupart des consommateurs à anticiper la baisse de l’offre des différents types de denrées alimentaires pour se procurer leurs besoins en la matière.
Au marché central de Tunis, l’ambiance tend hier vers la stagnation malgré une sensible amélioration par rapport aux trois premiers jours qui ont suivi le congé du 1 janvier.
Dans le pavillon réservé aux poissons et aux fruits de mer, qui a plongé dans un vide quasi-total durant les trois jours de l’Aïd, les poissonniers ont annoncé hier leur retour. L’offre exposée était certes faible mais elle a redonné à cet espace une partie de son ambiance. Et comme c’est généralement l’offre qui détermine les prix, les poissonniers ont affiché hier des tarifs pas du tout abordables pour les petites bourses. Heureusement que les poissons ne constituent pas à l’heure actuelle un produit trop sollicité par les consommateurs au risque de provoquer leur mécontentement.
Pour ceux qui aiment diversifier les plats en se passant momentanément de la viande ovine de l’Aïd El Idha ou encore ceux qui ont tout simplement fini avec, ils ne devraient point lésiner sur leurs moyens pour s’offrir du poisson. Entre autres prix, on peut citer ceux des fameux rougets qui ont oscillé hier matin selon leur taille et leur qualité entre 4d, 980 et 9d, 800 le kilogramme.
Les daurades et les mulets de leur côté n’étaient pas abordables non plus. La première espèce était proposée à 13d, 800/Kg. Pour les mulets, le prix du kilo est vendu à partir de 5 dinars.
Ces prix, plus ou moins élevés, doivent accuser une baisse dans les jours à venir selon les prévisions des professionnels du domaine. Nos sources du ministère du Commerce et de l’Artisanat s’attendent en effet à une augmentation des quantités de différents produits qui approvisionneront le marché au cours de la prochaine période. On estime dans ce sens que le retour en service d’un grand nombre de chalutiers de pêche à partir de la semaine prochaine va permettre d’améliorer l’offre ce qui va se répercuter sur les prix.
Notons par ailleurs que lors de la journée d’hier, les marchés de détail du pays ont du partager entre eux quelque treize tonnes de poissons.
D’après nos sources, au total 1200 tonnes de produits alimentaires ont transité hier par le marché de gros de Bir El Kassââ. En plus des poissons, il y avait en effet 400 tonnes de fruits et 770 tonnes de légumes.
Cette quantité ne représente que la moitié de la quantité injectée quotidiennement dans les circuits de distribution à travers le pays durant les jours ordinaires.
Au rayon des fruits et légumes, on a pu constater une abondance de l’offre des oranges. La diversité des oranges au pavillon des fruits du marché central de Tunis a permis au moins d’offrir aux visiteurs de cet espace une panoplie de choix. Les prix étaient également abordables variant entre 600 et 1400 millimes le kilo selon les espèces. Pour ce qui est des légumes ce sont des prix qui s’inscrivent grosso modo dans la même mercuriale d’avant l’Aïd El Idha et le Jour de l’An.
A l’exception, peut être, des tomates dont le prix au kilo flirte actuellement avec les 750 millimes, des pommes de terre proposées à 600 millimes ou encore les petits pois dont le prix stagne au dessus de la barre des 2300 millimes le kilo.

H. GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com