Mechaal : «Israël est une réalité»





Khaled Mechaal, le chef du Hamas, a répondu à l'affirmation israélienne que le Hamas "ne reconnaîtra pas Israël", en disant qu'en fait, Israël en tant qu'Etat était une réalité, mais en ajoutant que le véritable problème était qu'Israël ne reconnaissait pas la Palestine, ou le droit des Palestiniens à avoir leur propre Etat.

Le Quotidien-Agences
Dans une interview donnée à Reuters, le chef du Hamas, actuellement en exil en Syrie, a déclaré : "En tant que Palestinien, je parle aujourd'hui d'une demande Palestinienne et Arabe pour un Etat dans les frontières de 1967. Il est vrai qu'en réalité il y aura une entité ou un Etat appelé Israël sur le reste de la terre palestinienne."
L'état d'Israël a refusé d'accepter la demande palestinienne d'un état, en occupant l'ensemble de la terre palestinienne par une occupation militaire depuis 1967.
Pendant cette période, plus de 500.000 civils israéliens ont été transférés sur la terre palestinienne pour vivre dans des colonies, afin de tenter d'agrandir la surface de terre occupée par l'Etat d'Israël. Israël n'a jamais défini ses propres frontières depuis la création de l'Etat en 1948.
La déclaration de Meshaal n'est pas vraiment différente d'une première déclaration du Hamas faite en juin 2006, dans laquelle le parti soulevait la possibilité qu'ils reconnaîtraient un Etat d'Israël dans les frontières de 1967 si Israël reconnaissait également l'Etat palestinien.
Cependant, à cette époque là, la déclaration, qui était annoncée comme un changement de politique par le Hamas, n'avait pas reçu beaucoup de publicité, et avait été suivie d'une longue invasion israélienne de la bande de Gaza qui a duré trois mois dans laquelle plus de 400 civils palestiniens ont été tués par les forces d'Occupation israéliennes.
Le parti du Hamas, élu par les Palestiniens à la majorité au Parlement palestinien en janvier, a fait l'objet d'une pression internationale pour qu'il accepte les demandes israéliennes.
Les demandes incluent une reconnaissance d'Israël, la renonciation de l'utilisation de la violence en résistant à l'occupation israélienne de leur terre, et à l'acceptation des précédents accords signés avec Israel au nom des Palestiniens par le parti politique palestinien rival, le Fatah.
Le Hamas avait accepté en juin de reconnaître Israël si Israel reconnaissait la Palestine, de renoncer à la violence si Israël renonçait également à la violence, et d'utiliser les précédents accords de paix comme bases des négociations de paix avec Israël.
Mais en dépit de ce fait, la pression israélienne et internationale est restée en place, pression qui inclut la saisie illégale de l'argent palestinien des taxes à l'importation par le gouvernement israélien et des sanctions internationales à l'égard des Palestiniens.
Les sanctions sont les premières dans l'histoire qui ont été appliquées à une population vivant sous occupation militaire.

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Le Hamas rectifie le tir

Une heure après la publication de l'interview de Khaled Mechaal à Reuters, le porte-parole du gouvernement du Hamas, Ghazi Hamad, a déclaré à Ha'aretz que si Mechaâl a bien dit "Israël existe, c'est un fait", il n'avait absolument pas parlé d'une reconnaissance d'Israël. "Il n'y a aucun changement dans notre position, et le Hamas ne reconnaît pas Israël."
Salah Bardawil, chef du groupe parlementaire du Hamas, a déclaré à Ha'aretz qu'après avoir vérifié auprès de Mechaâl, il semble que ses propos auraient été déformés : "Il n'a pas parlé de reconnaissance, mais seulement d'un cessez-le-feu avec Israël."




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com